Les Belges favorables à une consommation durable mais réticents à ouvrir leur portefeuille

10/12/13 à 13:57 - Mise à jour à 13:57

Source: Le Vif

Les Belges sont généralement favorables à un mode de vie plus respectueux de l'environnement, mais craignent de devoir se restreindre et accordent la priorité aux problèmes liés à la situation économique, ressort-il mardi d'une étude commandée par le SPF Santé publique, Sécurité alimentaire et Environnement sur le mode de consommation et la sensibilité des Belges à la biodiversité.

Les Belges favorables à une consommation durable mais réticents à ouvrir leur portefeuille

© Thinkstock

Selon l'enquête, menée auprès de 1.219 personnes, la majorité des répondants déclarent avoir "au moins" entendu parler des différentes notions relatives à l'environnement telles que le développement durable (97%), la pollinisation (87%), les écosystèmes (97%) et la biodiversité (93%).

Au niveau individuel, pourtant, moins de la moitié des personnes interrogées (44%) disent faire souvent attention à leur empreinte écologique.

En termes de consommation, le niveau d'implication s'avère assez faible. Certaines démarches semblent bien intégrées dans les habitudes des participants comme le fait d'acheter des fruits et légumes de saison (42% déclarent le faire régulièrement) ou de réparer un objet avant de le remplacer (39%). Mais d'autres actions le sont beaucoup moins, comme préparer des produits cosmétiques soi-même, acheter des produits bio ou investir dans les fonds verts.
Selon l'enquête, les deux principaux freins résident essentiellement dans la conviction que consommer responsable coûte plus cher (65%) et est contraignant (51%), même si la majorité des répondants estime que les marques et labels "environnementaux" sont fiables.

Globalement, les participants semblent également plus enclins à adopter des comportements volontaires plutôt que réglementés. Ainsi, 49% d'entre eux refusent de payer une taxe sur les produits les plus néfastes pour l'environnement et la biodiversité.

Enfin, ils sont 85% à estimer ne pas recevoir assez d'informations concernant l'environnement et la biodiversité, notamment à l'école, au travail et dans les médias.

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