Le réchauffement des mers pourrait signer l'arrêt de mort des célèbres fish and chips

14/04/15 à 07:41 - Mise à jour à 15/04/15 à 14:52

Source: Belga

Le réchauffement des mers pourrait signer l'arrêt de mort du célèbre plat traditionnel britannique "fish and chips", associant des filets panés d'aiglefin à des frites, ont indiqué lundi des chercheurs.

Le réchauffement des mers pourrait signer l'arrêt de mort des célèbres fish and chips

© Reuters

Le nombre d'aiglefins, de plies ou encore de limande-soles accuseraient une nette diminution en mer du Nord avec une augmentation attendue de 1,8 degré de la température de l'eau d'ici 50 ans, selon une étude menée par des scientifiques de l'Université d'Exeter (sud de l'Angleterre).

L'article, intitulé "La répartition future des poissons contrainte par la profondeur dans des mers plus chaudes", a été publié dans la revue scientifique "Nature Climate Change". "Selon nos calculs, nous devrions proportionnellement moins voir certaines des espèces que nous mangeons le plus étant donné qu'elles luttent pour leur survie face à un réchauffement de la mer du Nord", a indiqué l'une des chercheuses, Louise Rutterford.

La mer du Nord, partie de l'océan Atlantique qui s'étend entre la Belgique, la Grande-Bretagne, la Norvège, le Danemark et l'Allemagne, s'est réchauffée quatre fois plus vite que la moyenne mondiale au cours des quatre dernières décennies.

Les chercheurs ont alors mesuré l'effet attendu du réchauffement océanique sur des espèces de poissons populaires susceptibles d'être évincées car ne pouvant prospérer que dans des habitats, profondeurs et températures particulières de l'eau.

Certaines espèces de poissons ne seront alors pas en mesure de migrer vers les eaux plus froides du nord étant donné que les profondeurs auxquelles elles sont adaptées ne sont pas disponibles là-bas.

"Selon nos projections scientifiques, les espèces vivant dans l'eau froide seront évincées et devraient être remplacées par des espèces vivant dans des eaux plus chaudes", a ajouté un autre co-auteur de l'étude, Steve Simpson, maître de conférences en biologie marine et spécialiste du changement climatique.

"Pour maintenir une pêche durable au Royaume-Uni, nous avons besoin de nous passer de l'aiglefin accompagné de ses frites (le "fish and chips", ndlr) et de regarder vers l'Europe du Sud pour nous inspirer d'une autre gastronomie".

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