Le premier "aspirateur des mers" opérationnel en 2016

02/06/15 à 11:17 - Mise à jour à 14:11

Le projet de nettoyage des amas de plastique qui dérivent sur les mers et les océans à l'aide d'un "aspirateur des mers" sera bientôt une réalité, selon son jeune inventeur.

Le premier "aspirateur des mers" opérationnel en 2016

© youtube

Boyan Slat, jeune écologique hollandais de 20 ans, a lancé en 2014 un projet gigantesque de nettoyage des mers et océans afin de débarrasser notre planète de cinq grandes "îles"de plastique. Ces amas, constitués de détritus en tout genre, rejettent dans les eaux des particules parfois invisibles et très nuisibles pour les organismes marins.

Le projet a pris vie grâce à une plateforme de financement participatif. En quelques semaines, il a déjà récolté près de deux millions d'euros grâce à la collaboration de 38.000 donateurs anonymes. La même année, son projet était récompensé par de nombreux prix internationaux.

L'invention de Boyan Slat peut être comparée à un véritable entonnoir géant. Déposée à la surface de l'eau, la machine piège les plastiques grâce aux courants marins tout en étant respectueuse de l'écosystème aquatique.

Le jeune écologiste compte bien déployer son invention et la tester dès l'année prochaine au large des côtes de Tsushima, une île située entre le Japon et la Corée du Sud. Son prototype, large de deux kilomètres récoltera un maximum de plastique. C'est en tout cas que s'espère l'inventeur puisque, selon lui, 100km de son système placé stratégiquement suffiraient à filtrer près de 42% du plastique des océans en 10ans. L'île de Tsushima a pour projet de recycler le plastique récupéré afin de lui donner une fonction utilitaire.

Cependant, plusieurs chercheurs restent sceptiques concernant l'invention du néerlandais. En effet, sa machine filtrante ne résoudrait en rien le problème de pollution des eaux qui doit être traité à sa source. Selon eux, nettoyer les océans sans éradiquer le problème reviendrait à placer un cataplasme sur une jambe de bois.

Pour en savoir plus sur le projet, c'est par ici.

L.V.

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