Le coût astronomique du réchauffement climatique pour l'UE

25/06/14 à 19:48 - Mise à jour à 19:48

Source: Le Vif

Mortalité en hausse, inondations, incendies : une augmentation des températures de 3,5 degrés Celsius d'ici la fin des années 2080 devrait coûter plus de 190 milliards d'euros à l'UE, selon une étude rendue publique mercredi par la Commission européenne.

Le coût astronomique du réchauffement climatique pour l'UE

© Reuters

"Si aucune action supplémentaire n'est prise contre le réchauffement", l'UE perdra ainsi 1,8% de son PIB actuel, précisent les auteurs de l'étude commanditée par le Centre de recherche de la Commission. Dans ce scénario, synthétisant des projections sur la période 2071-2100, le prix à payer pour le bond de la mortalité liée au réchauffement serait le plus élevé, soit 120 milliards d'euros. Suivraient les dégâts côtiers, évalués à 42 milliards, et les dommages pour l'agriculture, à 18 milliards d'euros.

D'autres dommages pas pris en compte

Mais cette estimation ne prend pas en compte tous les dommages découlant d'une hausse des températures, souligne l'étude : "par exemple, les dommages infligés à la biodiversité ou aux écosystèmes ne peuvent pas être monétisés et n'ont donc pas été inclus dans les calculs".

L'addition serait la plus lourde pour le sud de l'Union (soit une large bande allant de la France, de l'Autriche et de la République tchèque pour descendre jusqu'à la Grèce), qui assumerait 70% des coûts et verrait notamment partir en fumée 8.000 km2 de forêts. Mais l'étude met en garde contre l'effet domino des dégâts enregistrés sur tous les membres de l'Union.

"Ne rien faire est clairement la solution la plus onéreuse" "Ne rien faire est clairement la solution la plus onéreuse", a commenté la commissaire au Climat, Connie Hedegaard, citée par un communiqué.

De fait, dans l'hypothèse d'un réchauffement maintenu en-dessous des deux degrés à l'aide d'une politique ambitieuse de réduction des gaz à effets de serre, le coût financier pour les Européens chuterait de quelque 30%, avec également une addition environnementale et humaine plus légère, estime l'étude.

Le groupe intergouvernemental d'experts sur le climat a averti en avril que limiter le réchauffement climatique à 2°C par rapport à l'ère pré-industrielle est encore possible, mais implique d'agir vite pour réduire les émissions de gaz à effet de serre de 40 à 70% d'ici à 2050.

La Commission européenne souhaite obtenir des 28 qu'ils s'engagent à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40% par rapport à leurs niveaux de 1990 d'ici à 2030.

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