Le chardonneret, la nouvelle poule aux oeufs d'or

03/05/16 à 14:09 - Mise à jour à 14:12

Source: Le Monde

Le braconnage massif de chardonneret, un passereau au chant réputé, inquiète les défenseurs des oiseaux. Les prix de cet oiseau en font un commerce juteux, avec la Belgique comme l'une des plaques tournantes selon Le Monde.

Le chardonneret, la nouvelle poule aux oeufs d'or

Un chardonneret © Wikipedia commons

Son chant est si beau qu'il aurait inspiré la musique venue d'Andalousie. Son nom est aussi le titre d'un livre qui est un des best-sellers absolus de ces dernières années. Ce petit passereau fait aujourd'hui l'objet d'un trafic qui ne cesse de croître et qui peut rapporter jusqu'à 800 euros par jour à un braconnier.

Un trafic qui inquiète puisque ce petit oiseau, il ne pèse que 15 grammes, est protégé à l'état sauvage en Europe depuis 1979. Il était apprécié des mineurs puisque le volatile leur servait à prévenir les coups de grisou. Mais également, car il est aussi beau qu'il chante bien.

(pour ceux que cela détend voici 42 minutes de chant)

Cependant la demande n'a cessé de croître ces dernières années. Entre 2001 et 2014, sa population aurait baissé de 55% en France, au point qu'il est en passe d'être qualifié d'espèce vulnérable chez nos voisins. On estime que des dizaines de milliers d'oiseaux, au minimum, seraient capturés chaque année. Pas de quoi refroidir les trafiquants qui ont vite fait leurs comptes, précise Le Monde : "Un chardonneret se vend en moyenne 150 euros, soit 10 euros le gramme, comme le cannabis. Les sanctions ne sont pas comparables?: un an de prison au maximum pour la capture et la détention d'une espèce protégée. Un petit dealer de drogue encourt jusqu'à cinq ans d'emprisonnement."

Les plus courus, ce sont les chardonnerets à la gorge blanche. Ces derniers peuvent valoir jusqu'à 1000 euros, mais ne s'obtiennent généralement qu'après plusieurs croisements.

Pour rendre la chasse plus effective, nombre de braconniers utilisent des pièges à la glu. Sauf que la méthode est particulièrement cruelle, car il arrive régulièrement que l'on doive déchiqueter l'oiseau pour le décoller.

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