L'usage du glyphosate interdit pour les particuliers en Wallonie à partir du 1er juin

30/03/17 à 17:30 - Mise à jour à 17:38

Source: Belga

Le gouvernement wallon a adopté jeudi un projet d'arrêté interdisant l'utilisation sur son territoire, par un public non formé, de produits phytopharmaceutiques contenant du glyphosate, une substance active soupçonnée de comporter des risques pour la santé humaine.

L'usage du glyphosate interdit pour les particuliers en Wallonie à partir du 1er juin

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Les professionnels, formés et titulaires d'une phytolicence, sont quant à eux toujours autorisés à faire usage de ces produits jusqu'au 31 mai 2018.

"Afin de laisser l'opportunité aux particuliers d'adapter leur comportement et à la logistique de se mettre en place au sein des lieux de distribution pour le grand public, l'arrêté d'interdiction d'utilisation entrera en vigueur au 1er juin 2017", précise le ministre de l'Environnement, Carlo Di Antonio (cdH).

L'Agence européenne des produits chimiques (ECHA) a estimé le 15 mars dernier que le glyphosate ne devait pas être classé comme cancérogène. En mars 2015, l'Agence internationale de recherche sur le cancer avait pour sa part penché pour des conclusions inverses, considérant ce produit dangereux pour la santé humaine et pour l'environnement.

Etant donné ces conclusions divergentes, le ministre wallon estime que le principe de précaution continue de prévaloir.

Une interdiction de vente pure et simple n'est toutefois pas du ressort de la Wallonie mais du Fédéral, qui se fonde sur l'avis de l'Agence européenne des produits chimiques (ECHA).

Le ministre Di Antonio a toutefois décidé d'assortir la vente d'obligations particulières. A partir du 1er juin, les produits contenant du glyphosate ne pourront plus être en libre accès dans les lieux de distribution. "Un vendeur titulaire d'une phytolicence devra fournir au candidat acheteur une information sur la réglementation wallonne, les risques pour la santé humaine et la protection de l'environnement et les techniques alternatives", souligne M. Di Antonio.

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