France : fermeture des plages envahies d'algues vertes

10/08/11 à 16:08 - Mise à jour à 16:08

Source: Le Vif

Après les analyses réalisées sur les sangliers morts, la ministre française de l'Ecologie a ordonné que les plages sur lesquelles les algues vertes ne peuvent pas être ramassées toutes les 24 heures soient interdites à la fréquentation.

France : fermeture des plages envahies d'algues vertes

© Image Globe

Une mesure d'urgence et de protection. La ministre de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet a annoncé ce mardi avoir ordonné la fermeture effective de toutes les plages où les algues vertes ne pouvaient être ramassées. Une décision qui fait suite à la mort de 36 sangliers en juillet en Bretagne.

"La priorité dans ce contexte c'est l'application des mesures de protection: aucune plage où les algues vertes ne peuvent être ramassées toutes les 24 heures ne doit être fréquentée" a annoncé la ministre. "C'était la norme. C'est une exigence que j'ai réaffirmée de manière très stricte après avoir reçu les analyses", dont les résultats ont été rendus publics dans la nuit de vendredi à samedi, a-t-elle souligné.

La ministre a reconnu que "les analyses tendent à montrer que c'est vraiment l'hydrogène sulfuré issu de la décomposition des algues qui est la cause majeure" du décès de 36 sangliers survenu en juillet dans l'estuaire du Gouessant (Ille-et-Vilaine).

La fermeture des plages où le ramassage des algues ne peut pas être assuré était l'une des mesures d'urgence réclamées par les écologistes et les scientifiques pour éviter tout drame humain.

Nathalie Kosciusko-Morizet n'a précisé ni le nombre ni la localisation des plages susceptibles d'être visées par une fermeture. Un spécialiste de la toxicité des polluants aériens, a estimé qu'"une cinquantaine de plages" pourraient être concernées sur le littoral breton.

Adopté l'an passé par l'Etat et les collectivités locales après la mort en 2009 d'un cheval et d'un convoyeur, le plan algues vertes prévoit le ramassage systématique des algues là où c'est possible et la réduction à terme des rejets azotés qui favorisent cette prolifération.

Prévu pour huit baies, il n'a pour l'instant été signé que pour une seule d'entre elles, celle de Lannion, et doit être signé en septembre pour la baie de Saint-Brieuc.

Le Vif.be, avec L'Express.fr et Belga

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