Croisière de luxe dans l'Arctique, un assaut décrié contre la dernière frontière

25/08/16 à 09:01 - Mise à jour à 09:01

Source: Belga

Le Crystal Serenity a embarqué il y a peu près de 1.700 personnes, dont un millier de passagers, pour une croisière sans précédent.

Croisière de luxe dans l'Arctique, un assaut décrié contre la dernière frontière

© Belga

Ce voyage inaugural d'un mois, naviguant entre le Pacifique et l'Atlantique par le passage du Nord-Ouest, a suscité enthousiasme, mais également critiques de la part d'organisations environnementales.

Parti de Seward en Alaska le 16 août, le bateau de croisière de 250 mètres de longueur doit rallier New York le 17 septembre, après avoir croisé près du Groenland.

C'est la première fois qu'un bateau de croisière de cette taille s'engage dans le mythique passage du Nord-Ouest, voie maritime d'environ 1.500 kilomètres rendue navigable avec la hausse des températures et la fonte des glaces.

Les passagers ont déboursé entre 22.000 et 120.000 dollars pour cette traversée inédite qui a nécessité trois ans de préparatifs, pour éviter tout écueil notamment la mésaventure du Titanic. Chacun a également dû souscrire une assurance de 50.000 dollars en cas d'évacuation en urgence.

Les croisiéristes peuvent se divertir avec des survols en hélicoptères de glaciers, d'ours polaires et autres sites naturels. Les treize niveaux offrent aussi un centre de remise en forme, un spa, des piscines, restaurants et boutiques de luxe.

Le site d'informations Slate a publié une critique cinglante, relevant que la croisière constituait un nouvel exemple d'une société obnubilée par la consommation qui ne recule devant rien. "C'est un voyage historique, qui marque l'ouverture d'une des dernières frontières de la Terre", a écrit le journaliste Will Oremus.

De son côté, l'une des responsables du Fonds mondial pour la nature (WWF) a reconnu que la compagnie de croisières avait pris des mesures pour limiter l'impact sur l'environnement, en particulier en n'utilisant pas de mazout lourd et en se délestant des eaux usées au-delà de 12 miles nautiques des côtes (22 km). Mais Elena Agarkova s'est inquiétée auprès de l'AFP pour la sécurité et la protection de la vie sauvage et des populations indigènes.

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