Argentine: 60 blessés dans des attaques de piranhas

27/12/13 à 11:45 - Mise à jour à 11:45

Source: Le Vif

Mercredi, des piranhas ont attaqué et blessé une soixantaine de personnes sur une plage au bord du fleuve Parana, en Argentine. Une fillette de 7 ans a dû être amputée d'un doigt.

Argentine: 60 blessés dans des attaques de piranhas

© Reuters

Soixante personnes ont été blessées par des piranhas, des poissons carnivores, sur une plage au bord du fleuve Parana, en Argentine. Une fillette âgée de 7 ans qui a dû être amputée d'un doigt, selon les autorités.

L'attaque est survenue mercredi près de Rosario, ville d'un million d'habitants qui accueille la semaine prochaine le départ du Dakar, alors que les Argentins se précipitaient vers les points d'eau pour mieux supporter les températures caniculaires de l'été austral.
"Ils étaient très agressifs. Cela a commencé en fin de matinée, quand des personnes ont senti des morsures aux pieds, aux talons et aux mains. Les palometas (nom local des piranhas) ont littéralement arraché des morceaux de chair à certaines personnes", a déclaré Gustavo Centurion, médecin du Système d'urgence médicale de Rosario.

Le banc de piranhas ne pouvait pas être remarqué par les baigneurs car les eaux marron du fleuve Parana sont troubles en raison du débit.

"Attirés par les blessures et le sang"

Le pygocentrus nattereri (piranha rouge), le plus répandu des piranhas en Amérique du sud, et le serrasalmus spilopleura (piranha doré), de 20 à 60 cm de long, sont les espèces de poissons carnivores recensées dans cette région par l'Institut de limnologie.

Le Parana, qui prend sa source au Brésil, se jette dans l'Atlantique après avoir traversé le Paraguay et l'Argentine. "La palometa est un poisson très vorace, doté d'une dentition puissante et provoque des lésions s'il vient à mordre", selon Federico Corner, directeur du Système d'urgence sanitaire de Rosario, qui a installé sur la plage affectée un centre de soins.

Les piranhas vivant dans le Parana au niveau du port de Rosario se déplacent en groupes et n'attaquent pas fréquemment les baigneurs. Ils sont généralement attirés par les blessures et le sang. La dernière attaque de ce type à Rosario remontait aux années 1970, selon la presse locale.

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