Adidas, Nike et Puma se prennent un carton rouge de Greenpeace

19/05/14 à 18:56 - Mise à jour à 18:56

Source: Le Vif

Des produits chimiques dangereux ont été détectés dans des collections spéciales pour la Coupe du monde de football, dont le ballon "Brazuca". Greenpeace accuse notamment Adidas, Nike et Puma de ne pas tenir leurs engagements. Mais le sponsor officiel Adidas réfute les accusations de l'ONG.

Adidas, Nike et Puma se prennent un carton rouge de Greenpeace

© Belga

L'organisation de défense de l'environnement a expliqué lundi dans un communiqué avoir mandaté des analyses sur 33 produits - chaussures, gants, ballons ou encore maillots - vendus avant la prochaine Coupe du monde qui débute le 12 juin au Brésil.

Dans les échantillons analysés, des laboratoires indépendants ont trouvé quatre sortes de polluants susceptibles de provoquer des cancers, des désordres hormonaux et de nuire à la reproduction.
"Une vingtaine de marques se sont engagées à éliminer ces substances de leurs produits en 2011", a expliqué à l'ats, Mirjam Kopp de Greenpeace. Parmi elles, "Nike, Adidas et Puma ne s'investissent pas assez avec leurs fournisseurs pour atteindre ce but".

De son coté, Adidas réfute les accusations de Greenpeace. "La santé des consommateurs n'est nullement mise en danger", a déclaré à l'ats la directrice du service de communication du groupe, Katja Schreiber. Elle rappelle que les résultats mesurés sur leurs produits sont plus bas que la limite européenne.

Mais pas plus bas que la limite qu'elles s'étaient elles-mêmes imposée en 2011, regrette Mirjam Kopp, citant le cas notamment des chaussures "Predator". Ces chaussures de football à crampons, fabriquées en Indonésie, ont révélé des taux de polluants 14 fois supérieurs à cette auto-limite.

Les substances en cause sont "volatiles et persistantes", affirme la porte-parole du secteur Biodiversité et Toxiques de Greenpeace Suisse, Françoise Minarro. "Pendant la production, l'environnement les accumule et elles finissent par se retrouver aussi dans notre organisme, dans le sang ou le lait maternel, par exemple", renchérit Mirjam Kopp.

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