Environ 300 délinquants sexuels risquent de ne plus être suivis

21/02/14 à 07:10 - Mise à jour à 07:10

Source: Le Vif

(Belga) Le Centre d'appui bruxellois (CAB), une asbl qui suit les auteurs de vio­lences sexuelles et qui est subvention­née par la ministre de la Justice a appris jeudi qu'elle serait éjectée le 31 juillet des locaux qu'elle occupe au SPF Justice. La perte de ces locaux signifierait purement et simplement la fermeture du Centre qui traite en moyenne 300 dossiers par an, rapportent vendredi La Libre et la Dernière Heure.

Cette décision des services de la Justice intervient une semaine après le lance­ment, à grand renfort médiatique, de la campagne de sensibilisation "Viol. Bri­sez le silence", par les ministres en charge de l'Egalité des chances, Joëlle Milquet (CDH), de la Santé publique, Laurette Onkelinx (PS) et de la Justice, Annemie Turtelboom (Open VLD). Il est difficile de comprendre, dans ce con­texte, qu'on coupe les moyens à une as­sociation qui, précisément, prend en charge les délinquants sexuels dans le souci de prévenir la récidive, analysent les quotidiens. Le Centre d'appui bruxellois a vu le jour dans la foulée de l'affaire Dutroux, suite aux carences appa­rues dans le suivi des dé­linquants sexuels en libé­ration conditionnelle. Le législateur avait alors créé le CAB dans le cadre d'un accord de coopéra­tion entre l'Etat fédéral , la Cocom et la Cocof. Cette asbl remplit différentes mis­sions établies par la loi : recevoir les dé­linquants sexuels condamnés qui peu­vent bénéficier d'une mesure alterna­tive; les évaluer; rédiger des avis; les orienter vers l'équipe spéciali­sée la mieux adaptée; vérifier périodiquement si le suivi est adéquat. Le CAB traite en moyenne 300 dossiers par an et reçoit une centaine de nouveaux mandats ju­diciaires chaque année. Il rend des avis spécialisés pour le parquet, les tribu­naux, la cour d'appel, les prisons et la commission de défense sociale. (Belga)

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