Enseignement : La lutte contre la pénurie, priorité des syndicats

11/10/12 à 12:17 - Mise à jour à 12:17

Source: Le Vif

(Belga) La lutte contre la pénurie d'enseignants en Communauté française sous-tend les trois premières priorités mises en avant jeudi par le front commun syndical, qui présentait à la presse son cahier de revendications pour négocier l'accord sectoriel 2013-2014.

A moyen terme, les syndicats socialiste, chrétien et libre réclament un plan d'accompagnement obligatoire en début de carrière, prévoyant des "accompagnateurs", un module d'insertion professionnelle, le retour possible en Haute école, etc. A plus court terme, ils souhaitent des journées d'accompagnement lors des trois premières années de carrière, pour assurer une meilleure transition avec la formation initiale. Cette dernière doit être allongée de trois à cinq ans pour les régents et instituteurs, conformément à un large consensus. Les syndicats souhaitent poursuivre la réflexion sur le contenu de cet allongement et demandent aux ministres de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet (cdH) et Jean-Claude Marcourt (PS) de cesser le "ping-pong" qu'ils ont selon eux joué en cette rentrée scolaire sur le sujet. Une augmentation des possibilités d'adaptation et de réorientation de carrière pourrait permettre aux enseignants en souffrance d'éviter de demander une pension prématurée, ajoutent les syndicats. CSC et CNE, CGSP et Sel-Setca, ainsi que la SLFP réclament aussi de poursuivre les efforts entamés pour remplacer plus rapidement les profs absents pour maladie ou formation, ainsi que pour réduire la taille des classes. Le rattrapage du pécule de vacance et de la prime de fin d'année par rapport aux autres fonctionnaires de la Communauté française, ainsi que la correction d'anomalies barémiques figurent au volet des revendications salariales. Les syndicats contestent aussi la pertinence de la pédagogie par compétences (imprécise, incomplète, exigeante en préparation pour des effets jugés faibles) et réclament une évaluation. N'ignorant pas l'étroitesse des marges budgétaires dont disposera le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ils s'inquiètent d'un éparpillement des moyens dès lors que les pouvoirs organisateurs pourront, pour la première fois, déposer leurs propres revendications. (BPE)

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