En l'absence de marge de manoeuvre, l'AIP, ce sera "sans nous", avertit Demelenne

25/11/12 à 13:21 - Mise à jour à 13:21

Source: Le Vif

(Belga) La FGTB ne participera pas à la négociation du prochain accord interprofessionnel si aucune marge n'est possible en matière salariale et si elle se voit contrainte d'accéder aux exigences patronales visant à plus de flexibilité. "Ca, c'est sans nous", a averti dimanche la secrétaire générale du syndicat socialiste lors de l'émission Mise au Point (RTBF).

En l'absence de marge de manoeuvre, l'AIP, ce sera "sans nous", avertit Demelenne

Selon elle, il n'y a "pas de marge de manoeuvre sur les salaires" et pas plus sur l'emploi car "la diminution de cotisations salariales n'en crée pas". Les vice-premières ministres PS Laurette Onkelinx et cdH Joëlle Milquet ont lancé un appel aux partenaires sociaux pour qu'ils s'accordent sur la concrétisation des mesures de relance prises par le gouvernement. Selon Laurette Onkelinx, il sera possible d'agir sur l'enveloppe de baisse des cotisations sociales visant à créer de l'emploi, le dispositif visant à exonérer les bas salaires de la modération salariale et la définition du processus par lequel les employeurs investiront dans la formation. Pour les organisations patronales, ces mesures constituent "un premier pas" qui en appelle d'autres. "Il en faudra un deuxième autour de la modération salariale, l'indexation et la réduction des charges", a demandé l'administrateur délégué de la FEB, Pieter Timmermans. Pour Karel Van Eetvelt, administrateur délégué de l'Unizo, il faut un "choc économique". Dans certains secteurs, il faudrait pouvoir augmenter les heures de travail, a-t-il souligné. Pour Anne Demelenne, ce qu'on dit aux travailleurs c'est "vous voulez gagner plus, il faudra travailler plus, ça c'est du sarkozysme". (VIM)

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