En 2014, 79 Etats pratiquent encore la torture, dénonce Amnesty International

13/05/14 à 00:06 - Mise à jour à 00:06

Source: Le Vif

(Belga) Depuis 1984, 155 États ont ratifié la Convention des Nations unies contre la torture, dont 142 font l'objet de recherches menées par Amnesty International. Septante-neuf d'entre eux, soit plus de la moitié des États qu'elle étudie, pratiquaient encore la torture en 2014, dénonce mardi l'organisation à l'occasion du lancement de "Stop Torture", campagne mondiale visant à lutter contre la torture et les autres mauvais traitements dans le monde d'aujourd'hui. Une pratique qui reste répandue, notamment en Europe, en particulier dans les pays de l'ex-URSS.

En 2014, 79 Etats pratiquent encore la torture, dénonce Amnesty International

Ces cinq dernières années, Amnesty International a signalé des cas de torture et d'autres formes de mauvais traitements dans au moins 141 pays de toutes les régions du monde, c'est-à-dire dans pratiquement tous les pays sur lesquels travaille l'organisation, qui estime que le nombre de pays qui la pratique est probablement encore plus élevé. Trente-deux autres membres des Nations unies n'ont pas adopté la Convention, bien que l'interdiction mondiale de la torture s'applique également à eux. L'organisation recense différentes techniques de torture, allant notamment des positions douloureuses aux décharges électriques dans les parties génitales en passant par les coups, la privation de sommeil, les simulacres de noyade, l'introduction d'aiguilles sous les ongles, des coups de couteau, l'administration forcée de substances psychotropes, la pratique de stérilisations et d'avortements ou encore des prisonniers que l'on oblige à boire leur propre urine. Fin 2013, le Comité des Nations Unies contre la torture avait pointé du doigt la Belgique pour la surpopulation dans ses prisons et l'absence de mise en oeuvre de la loi Dupont sur les droits des détenus. Ailleurs en Europe, la torture et les mauvais traitements restent monnaie courante dans tous les pays de l'ex-URSS, où leur usage est "particulièrement généralisé à l'égard des membres présumés de groupes séparatistes ou islamistes", mais aussi à l'encontre des suspects de droit commun. (Belga)

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