Emeutes au Kenya après le meurtre d'un prédicateur radical musulman

04/10/13 à 15:38 - Mise à jour à 15:38

Source: Le Vif

(Belga) L'assassinat dans la nuit d'un prêcheur radical musulman a déclenché vendredi de violentes émeutes à Mombasa, deuxième ville - très majoritairement musulmane - du Kenya, où une église, notamment, a été incendiée.

Emeutes au Kenya après le meurtre d'un prédicateur radical musulman

Le prédicateur tué jeudi soir, Cheikh Ibrahim Ismail, était considéré comme le successeur d'un autre prêcheur radical, Aboud Rogo Mohamed, accusé de liens avec les insurgés islamistes somaliens shebab, lui-même assassiné en août 2012. Il a été tué en compagnie de trois personnes, lorsque leur véhicule a été pris pour cible par des hommes armés. Un seul passager a survécu. Le meurtre de Rogo, dans des circonstances similaires, avait déclenché trois jours d'émeutes à Mombasa, durant lesquelles cinq personnes, dont trois policiers, avaient été tuées. Selon la police, les émeutiers ont pris la rue vendredi et commencé à affronter la police à l'issue de la prière hebdomadaire musulmane, autour de la mosquée Masjid Musa où officiait Cheikh Ibrahim Ismail et avant lui Aboud Rogo Mohamed. Une église de l'Armée du Salut a été incendiée par les émeutiers. La Croix-Rouge a annoncé avoir évacué "quatre victimes" vers l'hôpital, sans donner de détail sur leur état. Deux ont été touchées par balles, deux blessées par arme blanche, selon l'organisation. Une épaisse fumée, semblant provenir de pneus incendiés, s'élevait autour de la mosquée Masjid Musa, fréquentée par des fidèles radicaux. Des unités paramilitaires de la police ont été vues entrant dans le quartier Majengo, où se trouve l'édifice. Les émeutiers répliquaient par des jets de pierre aux tirs de gaz lacrymogène de la police. Plusieurs détonations ont également entendues. Des affrontements sporadiques et des pillages ont également été signalés dans d'autres quartiers mais la propagation semblait limitée. Le chef de la police de Mombasa a annoncé que 24 personnes avaient déjà été arrêtées pour diverses infractions. (Belga)

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