Élevages illégaux de chiens: le secteur plaide pour un point de contact

17/08/14 à 16:31 - Mise à jour à 16:31

Source: Le Vif

(Belga) Alors qu'une série de reportages dans la presse flamande cette semaine ont mis en lumière certains abus dans le secteur de l'élevage de chiens, la fédération professionnelle Ani-Zoo, défendant les intérêts des entrepreneurs du secteur des animaux domestiques, reconnaît qu'une série de problèmes subsistent en lien avec les élevages illégaux de chiens et plaide pour la mise en place d'un point de contact.

"Il faudrait impliquer davantage les vétérinaires. Les gens qui acquièrent un chiot vont avec lui chez le vétérinaire. S'il s'avère qu'il y a un problème, celui-ci devrait pouvoir le signaler afin de tirer les choses au clair", estime Paul De Cooman, d'Ani-Zoo. La mise en place d'une banque de données reprenant les informations relatives au père et à la mère du chiot pourrait également mettre au jour certains abus. Ani-Zoo demande enfin des sanctions plus sévères contre les pratiques illégales. Certains abus dans le secteur de l'élevage de chiens ont été évoqués cette semaine dans la presse flamande. La problématique est connue et concerne les chiens élevés dans des conditions déplorables en Europe centrale avant d'être envoyés, souvent illégalement, en Belgique pour y être vendus avec d'importants profits à la clef. Selon le journal Het Belang van Limburg, le SPF Santé publique -qui était compétent jusqu'au 1er juillet en matière de Bien-être animal, compétence désormais régionalisée- a dressé une liste de 24 éleveurs étrangers répondant aux normes en vigueur en Belgique et autorisés à faire venir des chiots dans notre pays. Mais une enquête du journal montre que ces entreprises reconnues ne sont elles-mêmes pas toujours en ordre. L'année dernière, une délégation belge compétente en matière de Bien-être animal s'était rendue en République tchèque et en Slovaquie pour y constater sur place les pratiques d'élevage. "Elle a dressé un rapport circonstancié dans lequel il apparaissait que la situation était en ordre", souligne-t-on chez Ani-Zoo. La fédération professionnelle dit ne pas être opposée à la réinstauration de contrôles à la frontière, autrefois systématiques, mais à condition "que les autorités prennent les coûts en charge". (Belga)

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