Elections14 - Ouvertement au centre, les FDF présentent une troisième voie en matière socio-économique

06/02/14 à 18:31 - Mise à jour à 18:31

Source: Le Vif

(Belga) Les FDF ont levé jeudi un coin du voile sur le programme électoral qu'ils présenteront dimanche à leurs militants en matière socio-économique. Ils entendent défendre une "troisième voie" - notamment fiscale - à côté des pôles traditionnels du libéralisme et du socialisme qui ont démontré, disent-ils, les limites de leurs stratégies respectives dans le contexte de la crise.

Elections14 - Ouvertement au centre, les FDF présentent une troisième voie en matière socio-économique

Au cours d'un déjeuner de presse, MM. Maingain, Clerfayt et Gosuin ont notamment estimé qu'il fallait rééquilibrer les taux appliqués en matière d'impôt des personnes physiques (IPP), "particulièrement élevés" en Belgique, en réduisant le nombre de niches fiscales qui "sont autant de trous dans la base taxable", a notamment dit Bernard Clerfayt. Ils proposent aussi d'augmenter la part des charges professionnelles déductibles pour les bas salaires pour accroître le salaire poche de ceux-ci de 100 euros par mois. Autre piste: glisser progressivement d'une fiscalité sur le travail vers une fiscalité sur la consommation et évoluant dans un premier temps vers un taux de TVA unique fixé entre 12 et 15%. Ils plaident pour l'affectation, pour moitié, du montant progressivement récupéré par cette mesure à des subsides ciblés sur les bas salaires. Les FDF plaident aussi pour un régime d'imposition séparé des conjoints. Ils veulent corriger les inégalités provoquées par le remboursement des frais de transport et la fiscalité sur les voitures de société, qui sont pour eux en partie responsables de l'exode urbain des classes moyennes, par des mesures de facilitation de l'acquisition de logements en ville. Pour améliorer la fiscalité sur le travail, les Fédéralistes Démocrates Francophones soutiennent un renforcement de la fiscalité environnementale, notamment en mettant à niveau les accises sur l'essence et le diesel. Ils estiment aussi que l'outil fiscal immobilier pourrait être ajusté par une perception plus efficace. La fiscalité sur les revenus mobiliers gagnerait selon eux grandement à être simplifiée en lui appliquant un taux unique de 25% sur l'ensemble des intérêts et dividendes, assorti d'une exonération portée à 2.850 euros. (Belga)

Nos partenaires