Elections14 - Le sp.a veut s'attaquer à l'écart salarial

30/04/14 à 11:12 - Mise à jour à 11:12

Source: Le Vif

(Belga) "Je n'ai pas de problème avec le fait que les top managers gagnent plus que les personnes qui viennent nettoyer leur bureau. Mais il y a des limites. Le personnel d'entretien doit aussi pouvoir s'en sortir avec son salaire et avoir à la fin une pension décente", déclare le président du sp.a Bruno Tobback à la veille du 1er mai, dans un entretien accordé au Tijd. "La répartition des richesses est le plus grand défi de cette époque."

Bruno Tobback voit de grandes similitudes entre le monde d'aujourd'hui et la période de la révolution industrielle, "quand le socialisme est né". "Ceux qui disposaient au milieu du 19e siècle de la bonne connaissance technologique pouvaient devenir incroyablement riches. Le reste pouvait être content avec les miettes. (...) Aujourd'hui, les Zuckerberg (patron de Facebook, ndlr) et autres Gates (Microsoft) de ce monde créent à nouveau des super-richesses, mais cet argent reste sur leurs comptes. Le reste n'a qu'à "emballer des soutiens", comme le dit (le patron de Katoen Natie) Fernand Huts." Selon le patron du sp.a, l'écart salarial devient trop important. La répartition des richesses est le plus grand défi de cette époque, estime-t-il. Les socialistes flamands proposent un impôt sur les plus-values sur action - un "impôt sur le rendement du capital" - mais n'ont rien contre les riches, ajoute immédiatement Bruno Tobback. "J'ai un problème avec les égoïstes riches qui ne veulent pas contribuer." A l'occasion du 1er mai et à moins de quatre semaines des élections, Bruno Tobback veut "offrir aux gens de l'espoir et des perspectives". "Parce qu'ils ont peur: pour leur job, leur salaire, la qualité de l'enseignement pour leurs enfants, et leur pension. La N-VA fait tout pour nourrir cette peur." Aux élections du 25 mai, le choix est simple, selon Bruno Tobback. "Un gouvernement avec la N-VA sera un gouvernement sans le sp.a, et inversément." (Belga)

Nos partenaires