Egypte: les islamistes appelés à reconnaître le nouveau pouvoir avant tout dialogue

17/11/13 à 15:30 - Mise à jour à 15:30

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre égyptien de la Solidarité sociale, Ahmed el-Boraie, a affirmé dimanche que les islamistes devraient renoncer à la violence et reconnaître, avant tout dialogue, les nouvelles autorités ayant remplacé le président Mohamed Morsi destitué par l'armée.

Samedi, la coalition des partisans de M. Morsi chapeautée par les Frères musulmans, la confrérie du chef de l'Etat destitué, avait lancé un appel au "dialogue" pour "sortir (l'Egypte) de la crise". Mais le ministre a affirmé que les islamistes devraient se plier à certaines règles avant de pouvoir entamer ce dialogue. "Ils doivent reconnaître que le 30 juin a été une révolution populaire et accepter la feuille de route sur laquelle le peuple égyptien s'est mis d'accord pour construire un Etat moderne", a-t-il déclaré, en référence aux millions de manifestants ayant défilé le 30 juin pour réclamer le départ de M. Morsi. L'armée s'est appuyée sur cette mobilisation pour destituer et arrêter le président islamiste le 3 juillet. Quant à la feuille de route, elle encadre la transition et prévoit des élections législatives en février ou mars, et une élection présidentielle à l'été. En outre, a ajouté M. Boraie, les Frères musulmans doivent accepter le fait que leurs membres jugés pour meurtre ou "terrorisme" "sont exclus de toute idée de réconciliation", alors que M. Morsi et les plus hauts dirigeants de sa confrérie sont actuellement incarcérés et jugés pour "incitation au meurtre" de manifestants. La coalition, qui dénonce un "coup d'Etat" et a jusqu'ici refusé de reconnaître les autorités installées par l'armée, avait appelé samedi "toutes les forces révolutionnaires, partis politiques et personnalités patriotiques à entamer un dialogue profond pour sortir de la crise actuelle". (Belga)

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