Effets des parcs à éoliennes en mer du Nord analysés au cours de 6 années de recherche

26/11/13 à 15:27 - Mise à jour à 15:27

Source: Le Vif

(Belga) Quelque 238 km2 ont été alloués par la Belgique à la production d'énergie renouvelable en Mer du Nord, notamment éolienne, depuis 2008. Il y a actuellement 109 turbines en activité sur la "Belgian part of the North Sea" (BPNS), chacune produisant entre 3 et 6,15 megawatt. Dans les années à venir, des centaines d'autres turbines devraient être opérationnelles et contribuer à la production de 43 pc des objectifs belges en énergie renouvelable pour 2020. Un symposium international est organisé ces mardi, mercredi et jeudi à Bruxelles afin d'évoquer l'impact de telles constructions sur la faune et la flore marine. Il évoquera les données collectées au cours de six années de recherche menées sur la côte belge.

Effets des parcs à éoliennes en mer du Nord analysés au cours de 6 années de recherche

Ainsi, les scientifiques ont observé un grand nombre de poissons et d'invertébrés dans les parcs éoliens, profitant sans doute de l'absence d'activités de pêche et de la disponibilité en nourriture. Par ailleurs, la structure d'acier et de béton constituant la fondation des turbines se révèle un nouvel habitat pour toute une série d'espèces. Ces organismes attirent à leur tour des poissons dont ils sont la nourriture. Le rapport révèle que ces espèces de poissons sont en bonne santé. Certaines espèces d'oiseaux, tel le Fou de Bassan, le guillemot ou le petit pingouin évitent les éoliennes, alors que le goéland marin ou la sterne sont attirées par les turbines et plus particulièrement par l'abondance de poissons. Par ailleurs, le risque de collision avec une turbine est un danger bien réel pour des espèces tel le goéland. Enfin, on note aussi que les opérations d'assemblage des éoliennes perturbent les marsouins jusqu'à une distance de 20 km. Le Dr.Steven Degraer, coordinateur du programme de recherche belge, indique que les résultats obtenus soulignent des effets tant négatifs que positifs de la présence d'éoliennes en Mer du Nord. "Nous allons, lors de recherches à venir, tenté de comprendre mieux encore ces effets afin d'en déduire une gestion adéquate du parc éolien", explique-t-il. "Il est très important de pouvoir se faire une idée de ce que seront les effets cumulatifs des parcs à éoliennes lorsque la totalité des turbines prévues seront installées (530 en Belgique, 14.000 en Mer du Nord)". (Belga)

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