Education sexuelle à l'école - Pas de nouveaux textes légaux, dit Simonet en renvoyant aux directions d'école

07/05/13 à 14:05 - Mise à jour à 14:05

Source: Le Vif

(Belga) La ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet n'a pas l'intention d'élaborer de nouveaux textes légaux sur l'éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) en classe, dont elle réserve la mise en oeuvre aux directions d'écoles, a-t-elle indiqué mardi.

Education sexuelle à l'école - Pas de nouveaux textes légaux, dit Simonet en renvoyant aux directions d'école

L'EVRAS est entrée dans les missions de l'enseignement fondamental et secondaire l'été dernier à la faveur d'un décret. Reconnaissant cette avancée, une plate-forme d'acteurs laïcs des secteurs de la santé, du bien-être et de la lutte contre les discriminations, rejoints par notamment par la CSC, la CGSP ou encore la Ligue des familles, n'en ont pas moins réclamé une définition légale. Ils veulent en outre préciser les principaux objectifs de l'EVRAS, en veillant à ce que sa mise en oeuvre soit mesurable et évaluable. Interpellée en commission du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles par les députés Jacques Morel (Ecolo) et Gilles Mouyard (MR), Mme Simonet (cdH) a mis l'accent sur la pluralité des acteurs à associer (centres psycho-médico-sociaux, services de promotion de la santé à l'école, centres de planning familial, équipes pédagogiques, etc). Pour ce qui concerne le temps et l'espace scolaires, elle a relevé la préséance des directions d'école pour décider des modalités. La ministre ne voit pas l'utilité de nouveaux textes légaux ; une circulaire serait à ses yeux "inopérante" si les écoles n'ont pas les moyens de la mettre en oeuvre. C'est la raison pour laquelle elle défend la diffusion d'une brochure expliquant les thématiques que recouvre l'EVRAS, promouvant l'échange des "bonnes pratiques", la formation des acteurs et le travail collégial. "L'ensemble des acteurs pourront ainsi s'entendre sur une coopération non concurrentielle". Le député Morel s'est toutefois interrogé sur le lieu où se déroulerait cette concertation, étant donné que les acteurs relèvent de différentes entités (Communauté, Région, Cocof). Il a réclamé pour cette formation la garantie d'"un coeur minimum" pour qu'elle soit "du même ordre" partout en Fédération, même si adaptable selon les écoles. (Belga)

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