Edora réclame des mesures d'urgence pour "sauver les meubles" de l'énergie renouvelable

04/12/13 à 13:57 - Mise à jour à 13:57

Source: Le Vif

(Belga) Edora, la fédération des entreprises actives dans les énergies renouvelables, a prié mercredi le gouvernement wallon d'envisager quelques mesures d'urgence pour sauvegarder le secteur, victime selon elle d'un moratoire de fait.

Edora réclame des mesures d'urgence pour "sauver les meubles" de l'énergie renouvelable

"Le constat est alarmant", selon Edora: les installateurs photovoltaïques wallons n'installent quasi plus et leur nombre est passé de près de 2.500 à moins de 800 emplois en quelques mois, dans l'attente du nouveau mécanisme de soutien Qualiwatt. "L'installation éolienne est quasi à l'arrêt, les rares projets ayant obtenu récemment leur permis ne pouvant plus courir le risque d'engager aujourd'hui des investissements importants en ne sachant pas quel sera le régime de soutien auquel ils auront droit", énumère Edora. Les projets de biomasse existants (biométhanisation notamment) sont pour la plupart soit à l'arrêt soit risquent une faillite imminente en raison de la baisse du prix de vente de l'électricité, la chute du prix du Certificat vert et l'augmentation du prix des intrants, ajoute Edora. L'association note toutefois "l'excellent signal" que constitue la perspective du lancement d'un appel à projet de la Région. Le secteur du renouvelable, pris entre la facture d'électricité qui augmente via la surcharge d'Elia et un mécanisme de soutien en réforme, réclame donc des mesures urgentes de sauvegarde. Il cite l'entrée en vigueur urgente du nouveau mécanisme de soutien Qualiwatt pour le photovoltaïque résidentiel, un changement des modalités de la date qui détermine sous quel régime de certificats verts un investisseur développera son projet et la mise en place d'un plan de sauvetage des investissements dans la filière de la biomasse. Pour l'éolien, Edora veut une confirmation politique des critères d'installation du cadre de référence, une clarification des critères d'évaluation des incidences environnementales via une circulaire ministérielle et une sécurisation juridique des critères acoustiques via un arrêté du gouvernement wallon. Ce dernier pourrait arriver sur la table du gouvernement jeudi. (Belga)

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