DSK accepte de devenir conseiller du gouvernement serbe

13/09/13 à 11:47 - Mise à jour à 11:47

Source: Le Vif

(Belga) L'ancien patron du Fonds monétaire international (FMI), Dominique Strauss-Kahn a accepté de devenir un des conseillers du gouvernement serbe dans le domaine des finances et est attendu à Belgrade la semaine prochaine, a déclaré vendredi le vice-Premier ministre serbe Aleksandar Vucic.

"Nous nous attendons à ce que Dominique Strauss-Kahn, 64 ans, vienne à Belgrade la semaine prochaine", a ajouté M. Vucic. La veille, M. Vucic avait précisé, dans une interview à la télévision d'Etat serbe (RTS) que M. Strauss-Kahn "sera un des conseillers du gouvernement". Il assistera le ministre des Finances, moi-même et le Premier ministre" Ivica Dacic, a-t-il affirmé. M. Strauss-Kahn "va aider la Serbie à reprogrammer sa dette. Il n'a pas été particulièrement content lorsqu'il a vu l'état de nos finances, mais il a déjà proposé des solutions", a dit M. Vucic. M. Strauss-Kahn a démissionné de son poste au FMI en 2011 après avoir été accusé de viol par une femme de chambre à New York. Mais, M. Vucic a assuré qu'il n'entendait pas se prononcer sur la vie privée de M. Strauss-Kahn. "Je m'intéresse à l'expert, à l'homme qui pourrait aider la Serbie", a-t-il dit. Dominique Strauss-Kahn a assuré, fin juillet dans un entretien à la télévision russe "Rossia 24", que la politique était "du passé" et qu'il souhaitait désormais se consacrer à ses nouvelles fonctions de conseil. "Aujourd'hui j'oeuvre en tant que conseiller de gouvernements et de grandes entreprises dans de nombreux pays, dans tous les coins du monde: en Russie, en Afrique, en Amérique latine", avait-t-il expliqué. L'ancien présidentiable socialiste a été nommé en juillet membre du conseil de surveillance de deux institutions financières détenues à majorité par les pouvoirs publics russes: le Fonds russe des investissements directs (RDIF) et la Banque russe de développement des régions (BRDR), contrôlée par le pétrolier Rosneft. L'économie serbe s'est contracté de 1,7% en 2012, le chômage atteint les 24% et sa dette publique dépasse désormais les 60% du PIB. (Belga)

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