Drogues douces: la LDH critique vertement la politique de la ville d'Anvers

08/09/13 à 15:38 - Mise à jour à 15:38

Source: Le Vif

(Belga) La nouvelle politique de la ville d'Anvers en matière de drogues douces n'est pas légale, selon la Liga voor Mensenrechten (Ligue pour les droits de l'homme). "Ce que la ville fait, c'est fouler aux pieds un arrêt de la cour d'arbitrage et une circulaire du collège des procureurs généraux. Anvers crée ainsi de l'insécurité juridique et de l'inégalité", estime Jos Vander Velpen, président de l'association flamande de défense des droits de l'homme.

Drogues douces: la LDH critique vertement la politique de la ville d'Anvers

Après son offensive contre les dealers, la ville d'Anvers vise maintenant les consommateurs de drogues douces. Les détenteurs de cannabis se verront dorénavant infliger une amende de 75 euros, même s'ils transportent moins de 3 grammes, selon un rapport interne de la métropole flamande dont Gazet van Antwerpen et Het Belang van Limburg faisaient écho samedi. Jos Vander Velpen rappelle toutefois l'existence d'un arrêt important de la cour d'arbitrage, datant de 2004 et relatif à la quantité de cannabis qu'un citoyen peut détenir. "Dans une circulaire de 2005, le collège des procureurs généraux a apporté des précisions à ce sujet: une personne majeure peut au maximum posséder 3 grammes ou un plant. Mais la ville d'Anvers fait comme si ces textes n'existaient pas", poursuit le président de la Liga voor Mensenrechten. L'association reproche à la ville de faire cavalier seul et de mener une politique à l'égard des drogues douces uniquement basée sur la répression. "Nous estimons qu'il faut mettre l'accent sur l'information, l'aide et la prévention", insiste Jos Vander Velpen. L'association juge enfin que la politique de la ville d'Anvers crée insécurité juridique et inégalité. "La ville crée ainsi deux catégories de citoyens. Aucun Anversois ne peut fumer un joint alors que cela est toléré en dehors de la ville. Cela ne va pas", conclut Jos Vander Velpen. La Liga voor Mensenrechten étude la possibilité de contester juridiquement cette politique anversoise en matière de drogues douces. (Belga)

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