Double passation de pouvoir avec la ministre Joëlle Milquet

22/07/14 à 17:26 - Mise à jour à 17:26

Source: Le Vif

(Belga) L'ancienne ministre de l'Enseignement obligatoire Marie-Martine Schyns a remis symboliquement mardi le badge de son bureau à Joëlle Milquet, qui quitte son poste de ministre de l'Intérieur au fédéral pour rejoindre le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Double passation de pouvoir avec la ministre Joëlle Milquet

"J'essayerai d'être à ta hauteur pour relever les défis de demain", a déclaré Mme Milquet à l'ancienne ministre. Celle-ci lui a remis, outre un bouquet de fleurs, un livre de Michel Serres intitulé 'Petite Poucette', une oeuvre qualifiée par Mme Milquet de référence dans le domaine de l'Enseignement. Une heure après cette première passation de pouvoir, l'ancienne ministre de l'Intérieur a remis à son tour son badge à son successeur, le secrétaire d'Etat Melchior Wathelet promu également vice-Premier ministre. Ce dernier a reçu comme cadeau de bienvenue de la part de l'ancienne présidente du cdH une petite voiture de police pour enfants. "Je n'emporte rien d'officiel. Je laisse les dossiers et reprends uniquement mes effets personnels. Il y a toujours une émotion quand on quitte un endroit où l'on abattu beaucoup de travail", a commenté Joëlle Milquet, évoquant notamment la modernisation de la police, la réforme de la sécurité civile ou encore la lutte contre le terrorisme. "Tout est passionnant dans la sécurité publique. C'est aussi une compétence difficile", a-t-elle ajouté, rappelant les drames dont elle a eu à gérer, comme l'accident de bus à Sierre, la fusillade à Liège, l'attentat au Musée juif de Bruxelles ou encore l'accident de train à Wetteren. "Il faut garder son sang froid mais ce sont aussi des émotions avec des vies qui partent. Ce sont beaucoup de choses imprévues", a-t-elle conclu. L'ancienne ministre de l'Intérieur a remis à son successeur une série de dossiers en cours. Melchior Wathelet a pour sa part indiqué qu'il reprenait ces nouvelles compétences alors que le gouvernement est en affaires courantes. "Et on ne sait pas pour combien combien de temps", a-t-il souligné. (Belga)

Nos partenaires