Dossier Wesphael - La partie civile reproche à la défense d'instrumentaliser l'opinion publique

14/04/14 à 18:43 - Mise à jour à 18:43

Source: Le Vif

(Belga) La famille de Véronique Pirotton regrette lundi, par la voix de son avocat Me Philippe Moureau, que la plaidoirie de la défense de Bernard Wesphael en chambre du conseil reposait sur une contre-expertise qui n'avait pas été soumise à la juridiction brugeoise. Elle déplore aussi l'attitude de la défense, "qui a tenu une conférence de presse pour mettre en scène le doute qu'elle croit tirer des conclusions des experts qu'elle a mandatés en prenant à témoin l'opinion publique".

Dossier Wesphael - La partie civile reproche à la défense d'instrumentaliser l'opinion publique

La famille de Véronique Pirotton déclare "souhaiter désormais que ce dossier soit plaidé exclusivement devant les juridictions compétentes et non plus dans les médias en prenant à parti une opinion publique instrumentalisée". Me Philippe Moureau indique qu'à sa connaissance, le député wallon n'a pas fait application du code d'instruction criminelle qui l'autorise à solliciter du juge d'instruction en charge du dossier des devoirs complémentaires, sur base des rapports de contre-expertise. La famille de Véronique Pirotton souligne que la défense "a salarié des experts privés dont la mission était de contredire les expertises requises par le magistrat instructeur", (...) "sans avoir pu convaincre la juridiction brugeoise de la pertinence de ses moyens". Me Philippe Moureau précise qu'il existe, - outre les conclusions des expertises judiciaires-, d'autres éléments "incontestables" qui pourraient justifier le maintien en détention provisoire de M. Wesphael. La chambre du conseil de Bruges avait prolongé le 4 avril de trois mois la détention de Bernard Wesphael. L'homme politique wallon est suspecté du meurtre de sa femme, Véronique Pirotton. Ses avocats avaient déposé une demande de libération provisoire. Lors d'une conférence de presse le 10 avril, les avocats de la défense, Me Mayence et Me Bauwens, avaient affirmé que "la mort (de la victime) par potentialisation d'alcool et de médicaments est la plus plausible", sur base des conclusions du rapport de contre-expertise qu'ils avaient demandé. La chambre des mises en accusation se penchera sur le cas de M. Wesphael le 15 avril. (Belga)

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