Dossier Courtois : Le doute n'est plus permis, le silence de l'équipe Picqué la rend complice, dit Gosuin

28/09/12 à 13:14 - Mise à jour à 13:14

Source: Le Vif

(Belga) L'avis de l'inspection des Finances (IF) concernant l'utilisation des subsides octroyés par le Gouvernement à Irisport, l'asbl d'Alain Courtois crée pour organiser une journée sportive à Bruxelles, lève le doute: les subsides indûment perçus doivent être remboursés, et le courtoisTopic :conflit d'intérêt est "au coeur du système Courtois", a affirmé vendredi le chef de file des FDF au parlement bruxellois Didier Gosuin. Pour le chef du groupe FDF, "le silence et l'inaction du Gouvernement Picqué commence à rendre celui-ci complice".

Dossier Courtois : Le doute n'est plus permis, le silence de l'équipe Picqué la rend complice, dit Gosuin

Selon Le Soir et Sudpresse, l'inspection des finances accable le sénateur dans un avis rendu le 7 août dernier transmis au ministre bruxellois des Finances Guy Vanhengel, et dont les autres membres du gouvernement Picqué n'ont jusqu'ici pas eu connaissance. Chargé de rédiger un rapport sur le "dossier Courtois", l'inspecteur général y souligne qu'il "a été démontré à suffisance" que l'ASBL Irisport était soumise à la loi sur les marchés publics et que cela avait été spécifié dans la convention octroyant les subsides. L'inspection des finances précise que les subsides doivent être immédiatement remboursés. "Octroyer 100.000¤ à des sociétés gérées par les dirigeants de l'asbl en violation de la loi sur les marchés publics, relève de la fraude et de l'enrichissement illégal", a commenté Didier Gosuin. Selon lui, cette situation de 2007 s'est très probablement répétée jusqu'en 2011. Par aileurs, Didier Gosuin a affirmé qu'en constatant qu'Alain Courtois, par sa démission d'Irisport en 2012, "était sorti du conflit d'intérêt -pour rappel, c'est l'asbl d'Alain Courtois qui payait les factures d'E2M et de Lielens & Partners, deux sociétés dirigées par le président et le vice-président de l'asbl-, l'avis révèle explicitement que ce conflit d'intérêt a bel et bien existé de 2007 à 2011. C'est scandaleux, choquant et constitue une faute extrêmement grave pour un homme politique". Le chef de file de l'opposition met enfin la pression sur le gouvernement bruxellois: "Soit l'équipe Picqué traite enfin ce dossier rapidement et exige immédiatement le remboursement des subsides perçus illégalement, soit elle se rend complice du système Courtois", a-t-il enfin dit. (PVO)

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