Détenu libéré 2 mois en retard: un gros cafouillage

08/08/14 à 11:36 - Mise à jour à 11:36

Source: Le Vif

(Belga) Un détenu carolorégien, qui avait été libéré sous conditions le 16 juin dernier par la chambre du conseil de Charleroi, n'a été relaxé que ce jeudi, après deux mois de détention préventive qu'il n'aurait pas dû effectuer. Contacté par Belga, le porte-parole de l'administration pénitentiaire, Laurent Sempot, parle d'un gros cafouillage.

Détenu libéré 2 mois en retard: un gros cafouillage

Placé sous mandat d'arrêt voici plusieurs mois pour des faits de stupéfiants, Frédéric T. avait bénéficié d'une libération sous conditions, le 16 juin, lorsque la chambre du conseil de Charleroi a ordonné son renvoi devant le tribunal correctionnel. Cette ordonnance n'a manifestement pas été comprise par le personnel pénitentiaire, qui n'a pas relâché le détenu le jour-même. "Après une comparution devant la chambre du conseil, deux documents sont envoyés à l'administration pénitentiaire", explique Laurent Sempot. Le premier fait acte de la décision prise, dans ce cas le renvoi devant le tribunal correctionnel, et le second correspond à l'ordonnance de la chambre qui indiquait ici sa libération sous conditions. "L'erreur vient de la prison", confirme le porte-parole. "Le personnel s'est basé sur la décision et non sur l'ordonnance." "A ma connaissance, c'est la première fois qu'une telle erreur se produit", affirme Laurent Sempot. Il indique également que la direction de la prison de Jamioulx a présenté ses excuses au détenu. Intrigué par le retard inhabituel de la fixation de son procès, Frédéric T. a décidé de changer de conseil et a consulté Me Cloet, qui s'est aussitôt enquis de sa situation. A la suite de son intervention, le détenu a été relâché ce jeudi, en attendant sa comparution en correctionnelle. L'avocat, qui qualifie cet oubli d'inadmissible, compte entamer une procédure en réclamation contre l'Etat belge. "C'est son droit le plus strict", conclut Laurent Sempot. (Belga)

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