Des scientifiques russes affirment avoir retrouvé des fragments de la météorite

18/02/13 à 10:36 - Mise à jour à 10:36

Source: Le Vif

(Belga) Des scientifiques ont affirmé lundi avoir retrouvé des fragments de la météorite qui s'était désintégrée au-dessus de Tcheliabinsk et dont l'onde de choc a fait plus d'un millier de blessés dans l'Oural, peu après que les autorités aient annoncé l'arrêt de leurs recherches.

Des scientifiques russes affirment avoir retrouvé des fragments de la météorite

"Nous confirmons que les particules d'une substance trouvée par notre expédition près du lac Tchebarkoul ont la composition d'un météorite", a indiqué Viktor Grokhovski, membre de l'Académie russe des sciences, à l'agence Ria Novosti. Le ministère des Situations d'urgence avait pourtant annoncé dimanche cesser ses recherches après que des plongeurs ont sondé, en vain, les fonds de ce lac, qui serait le lieu de chute d'un des fragments de la météorite. Mais l'université de l'Oural, pour laquelle travaille M. Grokhovski, a décidé de dépêcher sur place une équipe de scientifiques et celle-ci a affirmé avoir retrouvé une cinquantaine de fragments près du lac. "Les membres de l'expédition ont envoyé à Ekaterinbourg les débris qu'ils ont trouvés", a indiqué l'université dans un communiqué. Elle a publié sur son site une photographie d'une personne tenant une toute petite pierre noire entre ses doigts. "Selon le chef de l'expédition, Viktor Grokhovski, cette météorite relève de la classe des chondrites", terme désignant un type de météorite pierreux, poursuit l'université, qui précise que les fragments retrouvés étaient composés de 10% de fer. La météorite devrait être baptisée "météorite de Tchebarkoul", selon cette même source. "Puisqu'on a retrouvé des débris (...), cela signifie que le principal fragment est dans le lac", estime M. Grokhovski, cité par l'agence Interfax. Les recherches ont pour but d'identifier la nature de la météorite et d'expliquer comment sa chute a pu avoir des conséquences aussi graves. Les corps célestes brûlent en effet généralement totalement en entrant dans l'atmosphère. Les plongeurs du ministère des Situations d'urgence avaient dès samedi sondé, par des températures descendant jusqu'à moins vingt degrés, les fonds du lac Tchebarkoul, dont la surface glacée avait été percée d'un orifice de six mètres de diamètre. Mais le ministère avait indiqué qu'ils n'avaient rien retrouvé. Le ministre des Situations d'urgence, Vladimir Poutchkov, avait estimé que les recherches étaient vaines, soulignant que le fond du lac était couvert d'une couche de 1,5 mètre de vase. (PVO)

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