Des prisonniers de l'ETA pourraient accepter des "voies légales" pour être libérés

28/12/13 à 22:44 - Mise à jour à 22:44

Source: Le Vif

(Belga) Des militants emprisonnés du groupe séparatiste basque ETA ont annoncé qu'ils pourraient utiliser "les voies légales" pour recouvrer leur liberté à titre individuel, samedi dans un communiqué, semblant ainsi renoncer à une amnistie collective.

L'ETA, groupe auquel on impute la responsabilité de la mort de 829 personnes en quatre décennies d'attentats dans la lutte pour l'indépendance de cette région du nord de l'Espagne et du sud de la France, a renoncé au combat armé en octobre 2011. Dans un communiqué publié par le journal basque Gara, le collectif des prisonniers EPKK, représentant quelque 700 membres de l'ETA détenus en Espagne et en France, a fait savoir qu'il serait prêt à "étudier la possibilité d'un processus permettant un retour à la maison en différentes étapes par des engagements individuels et dans un laps de temps raisonnable". "Nous pourrions accepter que notre retour à la maison - notre libération et en priorité notre transfert vers le Pays Basque - se fasse par des voies légales, même si cela signifiait implicitement que nous acceptions notre sentence", selon le communiqué du groupe. Par cette proposition, l'ETA semble assouplir sa position, mais cela ne devrait cependant pas aboutir à des négociations avec les gouvernements espagnol et français car ceux-ci ont à plusieurs reprises refusé toute ouverture de discussions, exigeant au contraire que cette organisation séparatiste dépose les armes et se dissolve. Le gouvernement espagnol, qui a réparti les détenus membres de l'ETA dans différentes prisons pour éviter qu'ils ne communiquent facilement entre eux, a refusé une amnistie collective. Ces prisonniers doivent, selon Madrid, chacun faire une demande individuelle de transfert au pays Basque ou de libération et chaque cas serait alors examiné individuellement. (Belga)

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