Des eurodéputés dénoncent le coût du va et vient entre Bruxelles et Strasbourg

26/09/13 à 19:41 - Mise à jour à 19:41

Source: Le Vif

(Belga) Des députés européens souhaitant regrouper toutes leurs activités à Bruxelles ont dénoncé jeudi le coût des déplacements réguliers à Strasbourg qu'ils ont estimés à 180 millions d'euros par an.

Des eurodéputés dénoncent le coût du va et vient entre Bruxelles et Strasbourg

A l'initiative du député libéral allemand, Alexander Alvaro, la commission des budgets du Parlement européen a approuvé un texte, non juridiquement contraignant, qui propose de modifier les traités européens stipulant que le siège du Parlement européen est à Strasbourg. C'est la deuxième fois en moins de dix jours que des eurodéputés montent au créneau pour demander un siège unique du Parlement à Bruxelles. Le texte de M. Alvaro affirme que le coût consacré aux déplacements mensuels pour la session plénière tenue à Strasbourg représente plus de 180 millions d'euros. S'y ajoutent d'autres frais dus à "cette dispersion", comme la perte d'heures de travail, les frais supplémentaires pour le personnel, et les différences de frais de déplacements des députés. "Le Parlement serait plus efficace et plus rationnel au niveau des coûts s'il siégeait en un seul lieu", a indiqué M. Alvaro. Fixer un siège unique est "dans l'intérêt des contribuables et des citoyens", a ajouté l'eurodéputé libéral. Le 17 septembre déjà, l'eurosceptique britannique Ashley Fox et le Vert allemand Gerald Häfner, deux partisans du siège unique à Bruxelles, avaient présenté un projet de rapport réclamant le droit pour l'assemblée de décider "où et quand" elle se réunit. Ce rapport avait été examiné par la commission des pétitions et la commission des Affaires constitutionnelles. Tous les amendements pour rappeler que, conformément aux traités européens, le siège du Parlement est à Strasbourg, avaient été rejetés ou refusés. La bataille du siège du Parlement européen est un serpent de mer de la politique européenne. A chaque fois qu'une résolution anti-Strasbourg est votée au Parlement, le gouvernement français fait appel devant la Cour européenne de justice (CEJ) et obtient gain de cause. (Belga)

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