Derrière la super-héroïne pakistanaise en burqa se cache un chanteur

05/08/13 à 11:16 - Mise à jour à 11:16

Source: Le Vif

(Belga) Qui se cache derrière la nouvelle super-héroïne pakistanaise en burqa, combattant islamistes et politiciens corrompus à coups de crayons et de livres? Un chanteur dans la quarantaine au comble du bonheur car sa série d'animation pourrait être bientôt diffusée dans 60 pays.

Derrière la super-héroïne pakistanaise en burqa se cache un chanteur

La vie de Haroon, star de la chanson pakistanaise au look de beau gosse musclé, a changé du tout au tout depuis l'annonce, il y a une dizaine de jours, de la diffusion de Burka Avenger (La Vengeresse en Burqa), première série télé d'animation en trois dimensions de l'histoire du Pakistan. Dans la ville fictive de Halwapur, l'institutrice "Jiya", orpheline, se transforme en une sorte de Wonder Woman en burqa pour combattre "l'ignorance et la tyrannie", incarnées par un "faux magicien" barbu coiffé d'un turban et un politicien corrompu qui détourne l'argent destiné à la construction des écoles. Si la série hebdomadaire de treize épisodes diffusée depuis le 28 juillet sur la chaîne privée GEO Teez était destinée au marché pakistanais, elle a rapidement attiré l'attention à l'étranger. Les thèmes de la 'Vengeresse en burqa' semble empruntés directement à l'histoire de la jeune militante Malala Yousafzaï, qui a survécu en octobre à une attaque des talibans, mais les créateurs de la série ne connaissaient pas l'adolescente lorsqu'ils ont arrêté le concept de leur série au printemps 2012. "Nous sommes tombés de haut (lorsque nous avons appris l'histoire de Malala, ndlr) car nous travaillions exactement sur la même histoire: celle d'une jeune fille qui combat les méchants pour garder son école ouverte. 'Burka Avenger' est la super-héroïne d'une série d'animation, mais aussi une super-héroïne dans la vraie vie", se félicite Haroon. La série a toutefois été critiquée par des féministes au Pakistan qui s'offusquent de voir une burqa "donner du pouvoir" aux femmes, mais aussi par des islamistes pour qui l'idée de "jouer" avec le symbole de ce long voile ne laissant entrevoir que les yeux passe mal. (Belga)

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