Décret Inscriptions - "Insuffisant et dommageable pour les communes à facilités", estiment les FDF

22/11/13 à 14:41 - Mise à jour à 14:41

Source: Le Vif

(Belga) Les Fédéralistes démocrates francophones (FDF) ont critiqué vendredi le projet de réforme du décret Inscriptions visant à y intégrer les partenariats pédagogiques dans les critères d'attribution des places en première secondaire.

Décret Inscriptions - "Insuffisant et dommageable pour les communes à facilités", estiment les FDF

"La modification du décret Inscriptions pour autoriser des partenariats pédagogiques inter-réseaux est, a priori, une démarche intéressante. Mais qui ne répond ni à l'ensemble des critiques, ni aux attentes des familles", ont réagi les FDF dans un communiqué. Pour la formation amarante, il convient de réformer davantage le décret, "voire le supprimer, en réorganisant un encadrement des inscriptions totalement transparent et basé sur des critères objectifs et actualisés". "Actuellement, les critères liés aux quartiers d'habitation et à la proximité ne font que reproduire les inégalités sociales. C'est de cette façon qu'on pourra rétablir le juste équilibre entre l'égalité d'accès, la cohérence du projet pédagogique avec le profil de l'élève et la fameuse mixité sociale jamais atteinte jusqu'à présent", comment la députée Caroline Persoons. Le parti estime par ailleurs que la proposition de la ministre Marie-Martine Schyns (cdH) "oublie les 2.200 élèves des écoles francophones de la périphérie". "Si les partenariats pédagogiques entre écoles permettent un accès prioritaire dans une école secondaire et que nos écoles primaires de la périphérie en sont exclues, la rentrée 2014 va être catastrophique, particulièrement dans le nord de Bruxelles", analyse Corinne François, échevine de l'Enseignement à Drogenbos et présidente de la Communauté scolaire des écoles des six communes à facilités. Les FDF rappellent à cet effet que les huit écoles primaires francophones des communes à facilités scolarisent des enfants qui poursuivent, à 99 %, leur parcours en secondaire dans les établissements de la Fédération Wallonie-Bruxelles, la plupart du temps en Région bruxelloise. "L'enseignement secondaire en français ne peut malheureusement pas être organisé dans nos communes : nous sommes donc dépendants du bon vouloir de la Fédération Wallonie Bruxelles...", rappelle Corinne François. (Belga)

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