Crimée - Washington prêt à renforcer ses sanctions

19/03/14 à 22:30 - Mise à jour à 22:30

Source: Le Vif

(Belga) L'ambassadrice américaine à l'ONU Samantha Power a affirmé mercredi que Washington "était prêt à prendre des mesures supplémentaires si la Russie poursuit son agression ou ses provocations".

Crimée - Washington prêt à renforcer ses sanctions

Mme Power faisait référence aux sanctions déjà décidées par les Etats-Unis et les Européens à la suite du rattachement de la Crimée à la Russie décidé par Moscou après un referendum controversé. Lors d'un débat sur l'Ukraine au Conseil de sécurité, elle a aussi averti que "ce qui s'est passé en Crimée ne pouvait pas se répéter dans d'autres parties de l'Ukraine", une allusion à l'Est russophone du pays. "Ce que la Russie a fait est mauvais au regard de la loi, de l'histoire et de la politique, et c'est dangereux", a-t-elle dit. "Un voleur peut dérober ce qui ne lui appartient pas mais cela ne lui donne pas de titre de propriété", a-t-elle encore déclaré. Son homologue français Gérard Araud a lui aussi affirmé que "l'acquisition de territoire résultant de l'usage de la force ou même de la simple menace ne saurait être reconnue". Il a souhaité "lancer un double appel à la Russie; lui dire de s'arrêter là, de cesser ses manoeuvres transparentes" et souligner "la nécessité pour Moscou d'ouvrir un canal de négociation directe avec Kiev". "Nous continuons d'appeler la Russie à la raison", a-t-il conclu. L'ambassadeur russe Vitali Tchourkine n'a pas semblé entendre cet appel. Il a une nouvelle fois justifié la légitimité du référendum en Crimée, affirmant que "le peuple de Crimée a fait son choix et que ce choix doit être respecté". Le rattachement de la péninsule à la Russie "corrige une injustice historique", a-t-il expliqué en rappelant la décision de Nikita Khrouchtchev en 1954 de faire de la Crimée une partie de l'Ukraine. S'adressant au Conseil, l'ambassadeur ukrainien Iouri Sergueyev a une nouvelle fois martelé que le référendum et le rattachement étaient "illégitimes". "Nous demandons au monde civilisé de ne pas les reconnaitre", a-t-il lancé. Il s'agissait de la huitième réunion consacrée par le Conseil à la crise ukrainienne et de la première depuis que le président russe Vladimir Poutine a entériné le résultat du referendum et donc le rattachement de la Crimée à la Russie. Le Conseil n'a jamais réussi à se mettre d'accord sur une position commune, la Russie ayant usé de son droit de veto pour bloquer samedi dernier une résolution occidentale. (Belga)

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