Conflit en Syrie - Accord entre Damas et l'ONU pour l'entrée d'aides à Homs et la sortie des civils

06/02/14 à 18:17 - Mise à jour à 18:17

Source: Le Vif

(Belga) Les autorités syriennes et l'ONU ont conclu un accord pour l'entrée d'aides humanitaires dans la ville de Homs (centre), assiégée depuis plus de 600 jours par l'armée, et pour la sortie de civils, a annoncé jeudi l'agence officielle Sana.

Conflit en Syrie - Accord entre Damas et l'ONU pour l'entrée d'aides à Homs et la sortie des civils

Si cet accord entre en vigueur, il s'agira du premier geste humanitaire du régime depuis la fin du premier round de négociations tenu fin janvier à Genève avec l'opposition sous l'égide l'ONU. "Le gouverneur de Homs, Talal Barazi, et le coordinateur résident de l'ONU Yaacoub Helou sont parvenus à un accord qui garantit la sortie des civils innocents de la vieille ville de Homs, et l'entrée d'aides humanitaires pour les civils qui ont choisi de rester", selon SANA. Les quartiers tenus par les rebelles sont assiégés depuis juin 2012 par l'armée qui les bombarde régulièrement. Des milliers de Syriens y vivent dans des conditions épouvantables, selon des ONG, des témoignages et des militants. Lors des négociations de paix à Genève fin janvier, le médiateur international Lakhdar Brahimi avait annoncé avoir obtenu du régime la promesse de laisser sortir les civils assiégés. Mais par la suite les deux belligérants se sont accusés mutuellement de bloquer ce processus. Selon Sana, "conformément à l'accord , les parties syriennes concernées fourniront les aides humanitaires nécessaires, incluant le logement, la nourriture et les soins médicaux, aux citoyens innocents qui quitteront" les quartiers assiégés. "De la nourriture, des médicaments et d'autres aides seront envoyées aux civils qui ont choisi de rester" dans les quartiers de Homs, a-t-elle ajouté. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), environ 3.000 personnes sont prises au piège à Homs, où nourriture et matériel médical sont épuisés. Considérée comme le foyer de la contestation, la troisième ville de Syrie a payé au prix fort son opposition au régime du président Bachar al-Assad. (Belga)

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