Compétitivité - La question du coût salarial, un facteur parmi d'autres

22/10/13 à 11:50 - Mise à jour à 11:50

Source: Le Vif

(Belga) "La question du coût salarial ne constitue qu'un facteur parmi d'autres qui affecte notre activité économique", selon un état des lieux que vient de publier l'Institut Emile Vandervelde, le centre d'étude du parti socialiste.

D'après ce document de 50 pages, qui s'appuie sur des données de la Banque nationale, du Bureau du plan, du Conseil central de l'Economie, de la Commission européenne, de l'OCDE, etc., la faiblesse du revenu des ménages et le manque d'investissement dans l'innovation pèsent respectivement sur le marché intérieur et les exportations. En décomposant le PIB de la Belgique en 2011 (370 milliards d'euros), les exportations (312 milliards) et la consommation intérieure (365 milliards d'euros) contribuent, à poids quasi équivalent, à soutenir l'économie du pays (677 milliards de dépenses finales). Et "c'est la faiblesse de la demande intérieure qui est la principale responsable de la chute de croissance constatée depuis 2011", note Olivier Dubois, l'auteur de l'étude. Cette chute est liée à la progression du pouvoir d'achat mais également au comportement d'épargne, marqueur de la confiance des ménages. En matière d'exportations, l'IEV constate également une baisse des parts de marché de la Belgique dans le commerce mondial, de 3,7% en 1996 à 3,35% en 2008 (avant la crise financière). C'est plus particulièrement le cas dans l'industrie manufacturière. Citant le Bureau du plan, l'IEV attribue essentiellement cette baisse à une orientation vers des marchés avoisinants peu expansionnistes. Par ailleurs, les coûts de production (dont les salaires ne constituent qu'un facteur) interviennent pour un tiers dans ce ressac. (Belga)

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