Compétences usurpées: les Régions pointent la relance comme 'la' priorité du moment

19/04/13 à 16:45 - Mise à jour à 16:45

Source: Le Vif

(Belga) Les ministres-présidents des Régions et Communautés ont quitté vendredi le Lambermont, lieu de résidence de fonction du Premier ministre, sans qu'il y ait eu d'accord à propos des "compétences usurpées" exercées par les entités fédérées et dont le fédéral souhaiterait arrêter le financement. A une guerre des chiffres, les Régions, qui ont leurs propres revendications financières à l'égard du fédéral, disent préférer une politique de relance dont aurait besoin l'ensemble du pays.

"Il y a un certain nombre de mouvements dans les deux sens", a commenté Rudy Demotte, évoquant, en termes de montants, "un jeu à somme nulle". Pour le ministre-président wallon, "ce qui va rapporter à l'ensemble des entités, c'est la relance économique". Même son de cloche chez le ministre-président flamand Kris Peeters, à l'issue de la rencontre avec le Premier ministre Elio Di Rupo. Même si les autres discussions sont sans doute importantes, le débat qu'il faut mener aujourd'hui est celui de "la croissance, de la relance et de l'emploi", a-t-il dit. Les discussions se poursuivront tant sur les compétences usurpées que sur la relance économique qui a fait l'objet d'un plan fédéral en 40 points l'été passé: dans ce plan, de nombreuses mesures doivent être examinées en concertation avec les Régions. Les deux ministres-présidents ont par ailleurs fait état d'avancées concrètes en ce qui concerne la contribution de responsabilisation des pensions des agents des Communautés et Régions. Ils ont indiqué que des montants avaient été "provisionnés" à cet égard. Un groupe de travail poursuivra le travail. Commentant les compétences usurpées, le ministre-président bruxellois Charles Picqué a tenu le même langage que ses homologues. Le ministre-président de la Communauté germanophone Karl-Heinz Lambertz participait également à la réunion. Une nouvelle rencontre est prévue vendredi prochain. Le fédéral a inscrit les compétences usurpées dans son budget 2013, pour un montant de 300 millions d'euros. (Belga)

Nos partenaires