Charles Michel veut le débat d'idées plutôt que les "fumigènes politiques"

10/10/12 à 09:12 - Mise à jour à 09:12

Source: Le Vif

(Belga) Le président du MR Charles Michel a défendu mercredi Alain Courtois et Armand De Decker, deux candidats-bourgmestres bruxellois impliqués ces derniers temps dans des dossiers controversés, et a appelé à replacer la campagne sur le débat d'idées.

Charles Michel veut le débat d'idées plutôt que les "fumigènes politiques"

La tête de liste MR à Bruxelles, le sénateur Alain Courtois, qui fait l'objet d'une information judiciaire dans le cadre de ses activités avec l'asbl Irisport, "est de bonne foi et a voulu bien faire", a souligné M. Michel sur les ondes de Bel-RTL. Interrogé sur le sénateur-bourgmestre d'Uccle Armand De Decker, visés par un article du Canard enchaîné selon lequel l'adoption de la législation belge sur la transaction financière en matière pénale aurait été accélérée à la demande de l'ancien président français Nicolas Sarkozy, Charles Michel a tourné ce dossier à la dérision. "Il serait pour le moins amusant d'imaginer que le président français réussirait à influencer plusieurs partis pour voter un texte déposé par le CD&V. Amusant aussi de constater que le FDF demande maintenant une commission d'enquête sur un texte qu'il a lui-même voté", a-t-il affirmé. Le président des réformateurs dénonce les "fumigènes politiques" lancés contre le MR pour éviter "le vrai débat communal". Regrettant des attitudes "désolantes" dans certaines communes, Charles Michel a relayé le cas d'Aywaille, où le bourgmestre MR Philippe Dodrimont accuse un candidat cdH de faire courir la rumeur qu'il est atteint d'un cancer. Dans La Libre, la sénatrice humaniste et première échevine d'Aywaille Vanessa Matz dément et assure que M. Dodrimont avait auparavant insulté ce candidat cdH. "Nous ne voulons pas nous laisser détourner de l'objectif de terrain, il faut se placer sur le débat d'idées", souligne Charles Michel qui plaide, dans Métro, pour davantage de moyens pour la sécurité, la création d'emploi, les logements publics ou encore le cadre de vie. (ERIC LALMAND)

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