Charge du secrétaire d'État CD&V Servais Verherstraeten contre la N-VA

14/03/13 à 07:55 - Mise à jour à 07:55

Source: Le Vif

(Belga) Le secrétaire d'État néerlandophone aux Réformes institutionnelles Servais Verherstraeten (CD&V) dénonce jeudi dans une opinion parue dans De Standaard les "paradoxes" et l'"inconséquence" de la N-VA dans ses revendications en matière de coûts salariaux et d'emploi.

Charge du secrétaire d'État CD&V Servais Verherstraeten contre la N-VA

Il répond notamment à une opinion du président de la N-VA Bart De Wever, qui déplorait l'incapacité pour le gouvernement flamand - auquel appartient la N-VA - de réduire les coûts salariaux. "Se plaindre de l'insuffisance des compétences de la Flandre et rester en dehors d'une réforme de l'État qui propose des solutions concrètes, est-ce bien conséquent", demande M. Verherstraeten. Il voit dans l'accord institutionnel plusieurs instruments d'action sur ces coûts, comme la possibilité qui sera offerte aux Régions de réduire les cotisations patronales sur certains groupes-cibles, mais aussi la responsabilité régionale sur environ 25% de l'impôt des personnes physiques. Répondant au ministre flamand N-VA Philippe Muyters qui se plaignait de ne pouvoir mener une politique pour les sans emploi, Servais Verherstraeten rappelle le prochain transfert de compétences aux Régions pour le contrôle et la sanction éventuelle des chômeurs de longue durée. "Cette sixième réforme de l'État rencontre entièrement le principal problème du ministre flamand Muyters. Pourquoi donc s'y opposer au parlement fédéral", demande encore Servais Verherstraeten. Quant à une 7e réforme de l'État réclamée par les nationalistes flamands, le secrétaire d'État CD&V rappelle qu'elle nécessiterait une large majorité, et donc des compromis. "Affirmer pouvoir réaliser en 2014 une grande réforme 'confédérale' sans avoir un début de vision sur la manière de conclure un accord avec les francophones, c'est vendre du vent ou, pire, jouer avec le bien-être des Flamands. Ou encore rédiger dans la presse des opinions sans aucun engagement". A ses yeux, la Nouvelle Alliance Flamande (N-VA) doit plutôt être appelée N-VI: la "Nouvelle Inconséquence Flamande". (KNS)

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