Caterpillar - Le gouvernement wallon encaisse le coup et réfléchit à l'avenir

28/02/13 à 15:05 - Mise à jour à 15:05

Source: Le Vif

(Belga) Un coup de massue, une gifle. Tel était le sentiment des ministres wallons rencontrés à l'occasion d'une pause dans la réunion du gouvernement après l'annonce de la restructuration chez Caterpillar.

Caterpillar - Le gouvernement wallon encaisse le coup et réfléchit à l'avenir

"Aujourd'hui, c'est tout le Hainaut qui est giflé par cette nouvelle", a commenté le ministre-président Rudy Demotte. "C'est un coup de massue", a renchéri le vice-président Ecolo de l'exécutif, Jean-Marc Nollet, originaire de la région de Charleroi. "Je vis très mal cette nouvelle. Comme ministre mais d'abord comme carolo. C'est la plus grande entreprise de la région qui décide de se séparer de plus de 1.000 personnes. Comme d'autres, je connais beaucoup de monde là-bas. Comme ceux du coin, j'ai en tête ces bulldozers, ces pelleteuses jaunes et noires que je croise tous les jours". Au cours de sa réunion, le gouvernement a évoqué l'annonce du licenciement et les moyens qui doivent être mis en oeuvre en vue d'une reconversion. Aucune décision n'a encore été prise. Le cabinet du ministre de l'Économie, Jean-Claude Marcourt, rencontrera dans l'après-midi des représentants de la direction de Caterpillar. A 18h30, les syndicats seront reçus chez le Premier ministre Elio Di Rupo, en compagnie de M. Marcourt et de la ministre de l'Emploi, Monica De Coninck. Vendredi, à 7h30, le comité de développement stratégique de Charleroi, qui réunit les forces vives de la région, se réunira à son tour. La politique d'austérité préconisée par les instances européennes et son absence de politique industrielle n'ont pas manqué d'être mises en cause. "Nous sommes dans la crise la plus importante que nous ayons connue en temps de paix depuis 1929 et il faut absolument soutenir la croissance économique chez nous", a fait remarquer M. Marcourt. "Le FMI lui-même dit que l'on a sous-estimé les effets de la politique d'austérité", a-t-il ajouté, en s'étonnant qu'il était encore des personnalités politiques en Belgique pour la défendre. (JAV)

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