Caterpillar - André Antoine, inquiet, explorera toutes les pistes pour l'avenir du site

28/02/13 à 08:37 - Mise à jour à 08:37

Source: Le Vif

(Belga) André Antoine, le ministre wallon du Budget, des Finances et de l'Emploi, s'est dit inquiet jeudi matin, peu avant la tenue du conseil d'entreprise extraordinaire au sein de la société Caterpillar à Gosselies (Charleroi). Les syndicats craignent l'annonce de la suppression de quelque 850 emplois.

Caterpillar - André Antoine, inquiet, explorera toutes les pistes pour l'avenir du site

"Cela s'ajoutera probablement aux mauvaises nouvelles enregistrées dans la sidérurgie. Et une perte de 600, 700, 850 emplois, j'attends les nouvelles de la direction au terme du conseil d'entreprise, c'est évidemment extrêmement préoccupant", a indiqué André Antoine sur les ondes de BelRTL. Le ministre affirme qu'il rencontrera la direction et les syndicats pour faire le point sur la situation. Quant à une éventuelle aide publique si le plan de l'entreprise prévoit des prépensions, André Antoine consent qu'il "faudra en discuter, immanquablement, du fait même de la pyramide des âges des travailleurs" de Caterpillar mais "nous n'en sommes pas encore là". "Moi, je veux explorer toutes les pistes. Caterpillar, c'est plus que les 850 emplois, c'est un grand symbole de l'économie de la région de Charleroi, de l'économie wallonne. C'est très important que nous puissions, avec la direction et le monde syndical qui a toujours été très responsable au sein de Caterpillar, dégager des pistes d'avenir", ajoute-t-il. Il insiste sur l'importance d'accorder "une considération première pour les travailleurs", qui sont, selon lui, victimes également d'une dépréciation en Europe "parce que Caterpillar, à y bien regarder, c'est une chute des commandes pour notre continent." La direction de Caterpillar a convoqué un conseil d'entreprise extraordinaire ce jeudi, à 8h30, avec à l'ordre du jour "l'avenir du site". Spécialisée dans les engins de génie civil, Caterpillar a déjà mis en place des mesures de chômage économique. Plus de 4.000 personnes travaillent actuellement sur le site de Gosselies. (MUA)

Nos partenaires