Cannes - La Palme d'or à "La vie d'Adèle", ou l'amour lesbien par Kechiche

26/05/13 à 21:01 - Mise à jour à 21:01

Source: Le Vif

(Belga) La Palme d'or du 66e festival de Cannes a été remise dimanche au film français "La vie d'Adèle" (coproduit par la RTBF) du Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche, histoire d'amour brûlante entre deux femmes, et à ses deux actrices, le Grand prix revenant à "Inside Llewyn Davis" des frères Coen.

Cannes - La Palme d'or à "La vie d'Adèle", ou l'amour lesbien par Kechiche

Les actrices de "La vie d'Adèle", Adèle Exarchopoulos et Léa Seydoux, en pleurs, ainsi que le réalisateur ont été longuement ovationnés pour ce film, première Palme d'or pour un film français depuis "Entre les murs" de Laurent Cantet en 2008. Abdellatif Kechiche a dédié ce prix à "cette belle jeunesse de France" rencontrée pendant la réalisation de ce film, ainsi qu'à "une autre jeunesse, de la révolution tunisienne, pour leur aspiration à vivre eux aussi librement, et aimer librement". Adapté librement de la bande dessinée "Le bleu est une couleur chaude" de Julie Maroh, "La vie d'Adèle - chapitre 1 et 2", porté par un duo d'actrices resplendissant, traite avec délicatesse une passion amoureuse entre une adolescente qui s'éveille au désir et une fille aux cheveux bleus (Léa Seydoux). Le Grand prix a été décerné à "Inside Llewyn Davis" des frères Coen, un film nostalgique et drôle sur le Greenwich village des années 60 et la musique folk. Le prix d'interprétation féminine est revenu à la Franco-argentine Bérénice Bejo pour "Le Passé" de l'Iranien Asghar Farhadi, et le prix d'interprétation masculine à l'Américain Bruce Dern pour "Nebraska", road movie mélancolique de l'Américain Alexander Payne. En pleurs, Bérénice Bejo, 36 ans, couronnée par un César pour son rôle de star du cinéma dans "The Artist", a remercié Asghar Farhadi pour son rôle dans ce drame familial étouffant, dans lequel le réalisateur dissèque les effets dévastateurs des secrets et rancoeurs. Le prix du Jury est revenu au réalisateur japonais Hirokazu Kore-Eda pour "Tel père, ton fils", un film délicat sur la paternité et la filiation. Le prix de la mise de scène est allé au Mexicain Amat Escalante pour "Heli", une oeuvre radicale sur le destin d'une famille confrontée à la violence de narcotrafiquants. Le prix du scénario a été décerné au réalisateur chinois Jia Zhangke, 43 ans, pour son film choc "A touch of sin" (un soupçon de péché), sombre fresque épique qui montre la violence d'une société chinoise en plein boom économique minée par la corruption, la pauvreté et la violence. (Belga)

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