Budget UE 2014-2020 - Les négociations reprennent sur base d'un nouveau compromis

08/02/13 à 08:27 - Mise à jour à 08:27

Source: Le Vif

(Belga) Après quinze heures de négociations, le président du Conseil européen Herman Van Rompuy a présenté vendredi à l'aube aux dirigeants des 27 une nouvelle proposition de compromis sur le budget multi-annuel de l'Union européenne. Il propose de fixer le plafond des engagements à 960 milliards d'euros et celui des paiements à 908,4 milliards sur la période 2014-2020.

Budget UE 2014-2020 - Les négociations reprennent sur base d'un nouveau compromis

Cette proposition reflète un point d'équilibre entre les exigences d'un groupe de pays, Royaume-Uni en tête, qui veulent réduire fortement les dépenses européennes et celles de ceux qui, comme la France et la Belgique, veulent préserver un certain niveau d'ambition. Le niveau de 960 milliards d'engagements représente une baisse de 12 milliards par rapport à la dernière proposition de compromis, discutée au sommet de novembre. Celle-ci était déjà très en retrait des montants jugés nécessaires par la Commission pour mener ses politiques. Mais c'est surtout le niveau des paiements qui a fait l'objet des négociations. Le montant de 908,4 milliards, assorti d'une possibilité de le rehausser de 12 milliards en cas de besoin, a finalement été retenu. Les chefs d'État et de gouvernement ont repris, peu avant 07H00, leurs délibérations plénières, après avoir analysé les dernières proposition de M. Van Rompuy. Derrière le niveau global des dépenses, les "cadeaux" nationaux font l'objet de toutes les attentions. Du côté belge, on faisait état d'une aide unique de 50 millions d'euros pour le Limbourg et Liège, destinée à aider ces deux régions frappées récemment par des fermetures de sites industriels majeurs. La Belgique obtiendrait aussi un soutien spécial de 70 millions d'euros dans le cadre de la politique de développement rural, à l'instar d'autres pays qui avaient réclamé de se voir allouer des montants dans cette rubrique. Le pays pourrait en outre conserver 20% des recettes douanières, alors qu'il était envisagé de faire passer ce taux de rétention de 25% actuellement à 10%. (ERIC HERCHAFT)

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