Brésil: pression religieuse contre l'extension du droit à l'avortement

22/07/13 à 19:27 - Mise à jour à 19:27

Source: Le Vif

(Belga) Alors que le pape arrive lundi au Brésil, la présidente Dilma Rousseff subit des pressions de l'Église catholique pour mettre son veto à un projet approuvé au Parlement, qui étend les conditions d'accès à l'avortement en cas de viol.

La semaine dernière, des secteurs religieux ont prévenu Mme Rousseff, qui est athée, que si elle ne mettait pas son veto au projet, il y aurait une campagne contre elle pour l'élection présidentielle d'octobre 2014, rapporte lundi le quotidien O Globo. Lors des élections de 2010 où elle a été élue, Mme Rousseff s'était engagée à ne pas dépénaliser totalement l'avortement, seulement autorisé pour l'heure au Brésil en cas de viol jusqu'à huit semaines de grossesse ou quand la vie de la mère est en danger. Le point le plus polémique du projet, que la présidente doit promulguer avant le 1er août -c'est-à-dire trois jours après le départ du pape François au Brésil à l'occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ)- est la mesure dénommée "prophylaxie de la grossesse" pour les femmes victimes de violences sexuelles car les religieux y voit une libéralisation de l'avortement à n'importe quel moment de la grossesse. La mesure rend obligatoire le traitement d'urgence des victimes de violences sexuelles dans les hôpitaux publics (et gratuits) et leur accès à des médicaments pour empêcher la grossesse non désirée, comme la pilule du lendemain. (Belga)

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