Bolivie: Morales accepte les excuses européennes et renvoie ses ambassadeurs

24/07/13 à 19:56 - Mise à jour à 19:56

Source: Le Vif

(Belga) Le président bolivien Evo Morales a déclaré mercredi accepter les excuses formulées par la France, l'Italie, l'Espagne et le Portugal, qui lui avaient temporairement interdit leur espace aérien début juillet, le soupçonnant de cacher dans son avion Edward Snowden, recherché par Washington.

Bolivie: Morales accepte les excuses européennes et renvoie ses ambassadeurs

M. Morales a également annoncé qu'il renvoyait dans leurs capitales les ambassadeurs de France, Italie et Espagne ainsi que le consul du Portugal, rappelés début juillet après une escale forcée de 13 heures pour l'avion présidentiel à Vienne alors qu'il rentrait de Moscou. "Bien que pas pleinement satisfaits, nous acceptons les excuses des quatre pays comme une première étape, parce que nous voulons conserver des relations respectueuses avec ces pays", a notamment déclaré M. Morales devant la presse à La Paz. Celui qui à l'époque des faits avait qualifié "d'insuffisantes" les excuses rapidement présentées par ces pays a ajouté que la Bolivie "se réservait le droit de poursuivre les actions engagées auprès d'organismes internationaux pour obtenir une complète réparation". La Bolivie a déposé une plainte devant le Haut commissariat aux droits de l'homme des Nations unies pour violation du droit international mettant en danger la vie du président Morales. Ces quatre pays de l'Union européenne avaient interdit leur espace aérien à l'avion du président bolivien Evo Morales, soupçonnant qu'il transportait Edward Snowden, un ex-consultant du renseignement américain recherché pour espionnage par les Etats-Unis. Ce dernier a finalement demandé l'asile à la Russie, où il est réfugié dans un aéroport depuis un mois. Dix jours après l'incident, les quatre Etats du bloc du Mercosur, constitué de l'Argentine, du Brésil, de l'Uruguay et du Venezuela avaient également annoncé le rappel pour consultations de leurs ambassadeurs en France, en Espagne, en Italie et Portugal lors d'un sommet à Montevideo. Mais aucune annonce officielle n'a ensuite été émise par ces pays. (Belga)

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