BNP Paribas - Geens, troublé par la gravité des faits, demande des explications à Bonnafé

08/07/14 à 13:52 - Mise à jour à 13:51

Source: Le Vif

(Belga) Le ministre belge des Finances, Koen Geens, s'est dit mardi troublé par la nature et la gravité des faits pour lesquels BNP Paribas a accepté une transaction pénale de 8,9 milliards de dollars aux Etats-Unis et a confirmé avoir invité l'administrateur général du groupe bancaire, Jean-Laurent Bonnafé, à le rencontrer "prochainement" à Bruxelles.

BNP Paribas - Geens, troublé par la gravité des faits, demande des explications à Bonnafé

M. Geens (CD&V) souhaite "prendre connaissance avec précision des leçons que le management et tous les organes compétents tirent de ce qui s'est passé, y inclus au niveau de la transparence à l'égard des actionnaires", a-t-il fait savoir dans un communiqué qui ne précise pas la date de cette rencontre. Cette invitation est confirmée dans un courrier du ministre qui fait part "du trouble provoqué par la nature et la gravité des faits". BNP Paribas avait reconnu le 30 juin dernier à New York avoir violé des embargos américains contre Cuba, l'Iran et le Soudan et accepté de payer une amende de 8,9 milliards de dollars (6,45 milliards d'euros, la plus lourde jamais infligée à une banque étrangère aux Etats-Unis) afin d'échapper à des poursuites pénales. L'État belge est le principal actionnaire de BNP Paribas, à hauteur de 10,28%. Le 1er juillet, il avait assuré maintenir sa confiance dans l'administrateur général du groupe, Jean-Laurent Bonnafé. M. Geens avait aussi qualifié BNP Paribas de "banque dirigée avec prudence" et s'était refusé à tout commentaire sur le fond de l'affaire, contrairement au communiqué de ce mardi qui fait part de son "trouble" quant à la "gravité des faits". Le ministre a également appelé mardi à "une nécessaire discrétion" dans les déclarations relatives à l'avenir de la participation de l'État belge dans le capital de BNP Paribas. "L'État n'a pas vocation à rester actionnaire d'institutions bancaires. Toutefois, une décision de vente de ce type de participation doit se prendre dans un climat serein par un gouvernement de plein exercice", a-t-il commenté. M. Geens se déclare en outre disponible pour répondre aux questions à l'invitation de la commission des Finances de la Chambre si la demande en est formulée. (Belga)

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