Bill Gates se lance dans la technologie nucléaire

23/03/10 à 10:02 - Mise à jour à 10:02

Source: Le Vif

La célèbre société japonaise Toshiba a annoncé être en discussions avec la société TerraPower appartenant à Bill Gates. Le milliardaire américain souhaite développer un petit réacteur nucléaire de nouvelle génération TWR, capable de fonctionner 100 ans sans être rechargé en combustible.

La célèbre société japonaise Toshiba a annoncé être en discussions avec la société TerraPower appartenant à Bill Gates. Le milliardaire américain souhaite développer un petit réacteur nucléaire de nouvelle génération TWR, capable de fonctionner 100 ans sans être rechargé en combustible.

"Toshiba a entamé des discussions préliminaires avec TerraPower. Nous envisageons la possibilité de travailler ensemble", a déclaré le porte-parole de Toshiba Keisuke Ohmori. Bill Gates et d'autres dirigeants de TerraPower ont visité l'an dernier un laboratoire de recherche nucléaire de Toshiba près de Tokyo, a-t-il indiqué.

M. Ohmori insiste pour dire que les discussions n'en sont qu'au stade de l'échange d'informations. "Rien de concret n'a encore été décidé concernant le développement ou l'investissement", a-t-il insisté.

Le TWR (Traveling Wave Reactor), dont aucun exemplaire n'a encore été construit, consommerait de l'uranium appauvri. Un mode de fonctionnement plus économique, contrairement aux réacteurs classiques à eau légère (LWR). Ceux-ci devant être rechargés régulièrement en uranium enrichi. Selon le Nikkei, Bill Gates a l'intention d'investir personnellement une partie de sa fortune pour faire du TWR une réalité.

TerraPower, une société basée à Washington et contrôlée par M. Gates, souhaiterait commercialiser le TWR à l'horizon 2020. Mais son savoir faire en matière d'édification de centrales nucléaires est quasi nul, d'où son projet d'alliance avec Toshiba, expert en la matière, a expliqué le quotidien.

Selon Terra Power, le TWR consommerait donc beaucoup moins de combustible qu'un réacteur classique. Il produirait donc moins de déchets radioactifs et réduirait les risques de prolifération de matériaux nucléaires sensibles.

LeVif.be avec Belga

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