Big Bang: le satellite Planck fait la lumière sur l'enfance de l'Univers

21/03/13 à 15:28 - Mise à jour à 15:28

Source: Le Vif

(Belga) Lancé en 2009 sur les traces de la toute première lumière émise après le Big Bang, le satellite européen Planck a dévoilé jeudi l'image la plus précise jamais réalisée de l'Univers dans sa prime jeunesse, lui donnant tout de même au passage un coup de vieux de 80 millions d'années.

Big Bang: le satellite Planck fait la lumière sur l'enfance de l'Univers

"C'est un pas de géant dans la compréhension des origines de l'Univers" qui serait né il y a 13,82 milliards d'années, avec une connaissance vingt fois meilleure qu'auparavant, s'est félicité le directeur général de l'Agence spatiale européenne (ESA), Jean-Jacques Dordain, en présentant les premiers résultats de Planck à Paris. "Les données de Planck corroborent de façon spectaculaire l'hypothèse d'un modèle d'Univers relativement simple", plat et en expansion, tel que décrit par la théorie standard du Big Bang, résume l'ESA. "Il s'agit d'une image de l'Univers tel qu'il était 380.000 ans après le Big Bang" seulement, lorsque sa température frisait les 3.000°C, a souligné George Efstathiou, astrophysicien à l'Université britannique de Cambridge (Royaume-Uni). Avant cela, l'Univers était si chaud qu'aucune lumière ne pouvait s'en échapper. Planck a donc capturé, sur l'intégralité du ciel, la trace fossile des tout premiers photons (grains de lumière) qui ont jailli dans le cosmos, voyageant pendant plus de 13 milliards d'années pour nous parvenir. Le rayonnement de fond cosmologique (CMB) présente d'infimes fluctuations de température qui correspondent à des régions de densité légèrement différente, des "grumeaux" de matière qui portent en eux le germe de toutes les étoiles et galaxies que nous connaissons aujourd'hui. Mais pour pouvoir mesurer ces infimes fluctuations, au millionième de degré près, l'instrument haute-fréquence HFI de Planck a dû être refroidi à seulement un dixième de degré au-dessus du zéro absolu. Une prouesse technologique, en apesanteur et dans le vide, "sans équivalent" et qu'"aucun engin spatial ne pourra surpasser avant longtemps", a relevé Jean-Jacques Dordain. (OSA)

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