Bellens - Les ministres se retrouvent à 17h30 pour évoquer le sort du patron de Belgacom

15/11/13 à 15:32 - Mise à jour à 15:32

Source: Le Vif

(Belga) Les principaux ministres du gouvernement fédéral se retrouveront vendredi à 17h30 au 16 rue de la Loi pour examiner le cas de Didier Bellens. Depuis jeudi soir, la rumeur d'une révocation se fait insistante même si aucune décision n'a encore été prise.

Bellens - Les ministres se retrouvent à 17h30 pour évoquer le sort du patron de Belgacom

Plusieurs personnalités politiques de courants divers se sont déjà exprimées. Le patron de Belgacom fait la quasi-unanimité contre lui. Le vice-premier ministre MR, Didier Reynders, a parlé clairement de "faute grave" en évoquant le comportement de M. Bellens. Du côté de l'Open Vld, l'ex-vice-premier Vincent Van Quickenborne a jugé que l'intéressé ferait mieux de démissionner tandis que le président du sp.a, Bruno Tobback, n'a pas caché son désir de le voir partir le plus tôt possible. Au cdH, le président Benoît Lutgen a évoqué une attitude "inacceptable" et un départ "sans parachute doré". Le PS s'est montré plus discret. S'ils ont clairement condamné le comportement du patron de Belgacom, plusieurs mandataires socialistes ont mis en avant ses qualités de gestionnaire, à l'instar du CD&V. Interrogé jeudi sur les ondes de la RTBF, le ministre des Finances, Koen Geens, a voulu s'en tenir à la consigne de discrétion. Il a néanmoins rappelé les "bonnes choses" réalisées par M. Bellens dans la gestion financière de l'entreprise mais s'est posé des questions sur la "portée" de ses dernières déclarations. Si le comité ministériel restreint décide que Belgacom doit se séparer de son patron, la question se posera de savoir sous quelle forme aura lieu ce départ. M. Bellens est lié par un contrat d'indépendant à la société. Une révocation pour manquement grave est donc possible, sans indemnité, mais il est vraisemblable que l'affaire se terminera dans ce cas devant un tribunal. D'autres arrangements ne sont donc pas exclus. Le gouvernement, et son ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille, seront confrontés à une autre difficulté: celle du remplacement de M. Bellens. Depuis la fin des vacances, l'heure est à la réduction des rémunérations des gestionnaires publics. Lorsqu'elle a désigné les nouveaux patrons de la SNCB, de La Loterie, de Belgocontrol et de la SFPI, l'équipe Di Rupo a plafonné leur salaire à 290.000 euros. La décision ne valait pas pour Belgacom et b-post, toutes deux cotées en bourse, mais il est peu probable d'attirer la perle rare à ce tarif, ont fait remarquer plusieurs observateurs. Et ce, d'autant plus, que les membres du comité de direction gagnent beaucoup plus. (Belga)

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