Wingene : le châtelain a été tué par balle

17/02/12 à 14:17 - Mise à jour à 14:17

Source: Le Vif

Stijn Saelens, le châtelain de Wingene dont le cadavre a été découvert vendredi, est décédé d'une blessure par balle dans le poumon droit, a confirmé ce samedi le parquet de Bruges.

Wingene : le châtelain a été tué par balle

© Belga

Il ressort de l'autopsie pratiquée ce samedi après-midi sur le corps de la victime que l'homme a été atteint d'une balle dans le poumon droit, avant de mourir étouffé par le sang. C'est la seule communication que le parquet de Bruges a souhaité faire pour le moment.

Un examen toxicologique et balistique devra encore être effectué dans les prochains jours et semaines, afin d'apporter plus de clarté dans ce dossier. Le parquet n'a par ailleurs pas souhaité commenter les rumeurs faisant état de la découverte d'armes.

Les trois principaux suspects, dont le beau-père et le beau-frère de la victime, comparaîtront mardi devant la chambre du conseil de Bruges, qui devra confirmer ou non leur mandat d'arrêt pour un mois. Jusqu'à mardi, le parquet a décidé de ne plus donner d'information à la presse concernant ce dossier.

Vendredi, le parquet de Bruges avait confirmé que le corps découvert dans un bois, à Maria-Aalter, était bien celui du châtelain de Wingene, Stijn Saelens. La piste du complot a tout de suite été privilégiée par les enquêteurs.

Le corps de Stijn Saelens a été enterré dans un trou. Ni Alain Remue, de la Cellule personnes disparues, ni le parquet de Bruges, contactés par l'agence Belga, n'avait souhaité confirmer l'information.

Une nouvelle action de recherche avait été lancée, vendredi matin, dans un bois des environs de Maria-Aalter, pour la deuxième journée d'affilée. Les fouilles avaient précédemment été suspendues en raison de la période de gel. D'après plusieurs médias, le corps du châtelain de Wingene,aurait été retrouvé dans un trou où il aurait été enterré.

D'après des témoins oculaires, les enquêteurs se trouvent à une centaine de mètres du chalet de Pierre S., 62 ans, l'un des suspects dans cette affaire afin de retourner la terre avec une grue et prendre des photos. L'habitation a déjà été précédemment visitée par les enquêteurs, sans résultat. Ce sont à présent les environs directs de ce chalet qui sont inspectés par la police, en collaboration avec la Protection civile. Les recherches pourraient se poursuivre dans d'autres lieux dans le courant de la journée.

Pierre S. avait déjà été condamné dans le passé pour une série de délits. Lors d'un contrôle de police, un morceau de papier sur lequel figurait son nom avait été découvert dans un véhicule occupé par plusieurs Tchétchènes. Dans la voiture, les policiers avaient aussi trouvé un plan du château Carpentier, à Wingene, où Stijn Saelens habitait avec sa femme et quatre enfants.

Pierre S. est une connaissance d'André G., médecin à Ruiselede et beau-père du châtelain disparu. Le médecin, son fils Peter, Pierre S. et quatre Tchétchènes avaient déjà été interpellés dans cette affaire. Ils avaient tous été libérés après audition, faute de preuves.

Mercredi, six des sept suspects ont à nouveau été appréhendés, à la suite de la mise au jour de nouveaux éléments. Jeudi, en début d'après-midi, on a appris que le juge d'instruction de Bruges avait finalement placé André G., son fils Peter et Pierre S. sous mandat d'arrêt. André G., de Ruiselede, est médecin de profession et beau-père du châtelain disparu. Le troisième individu, Pierre S., d'Aalter, est une connaissance d'André G. Outre les père et fils G., Pierre S. et trois Tchétchènes avaient été appréhendés. Les six ont été mis sur le gril pendant plusieurs heures. Les Tchétchènes ont été relâchés après audition, tandis que les trois autres ont été placés sous mandat d'arrêt. Cela signifie que les enquêteurs disposent à présent de preuves suffisamment convaincantes à l'encontre des trois individus.

Selon son avocat Jef Vermassen, André G. nie toute implication et demande même un test au détecteur de mensonges. Il y a une dizaine de jours, les père et fils G., ainsi que Pierre S., avaient déjà été interpellés, mais la justice avait dû les libérer après audition, faute de preuves.

Les Tchétchènes qui ont été relâchés dans la nuit de mercredi à jeudi avaient été appréhendés une première fois lors d'un contrôle de routine. Un papier sur lequel figurait le nom de Pierre S. ainsi qu'un plan du château Carpentier, à Wingene, où habitent Stijn Saelens et sa femme ainsi que leurs quatre enfants, avait été découvert dans leur véhicule par la police.
Le châtelain de 34 ans n'a pas donné signe de vie depuis le 31 janvier. Le 1er février, la justice a ouvert une enquête sur une disparition mystérieuse qui se serait déroulée au château Carpentier, à Wingene (Flandre occidentale), où vit un couple et leurs quatre enfants. Le couple traverserait une période de tension parce que le père, Stijn Saelens, envisageait de s'expatrier en Australie, ce que n'acceptait pas sa belle-famille qui craignait de ne plus revoir les enfants.

La mère de famille, un médecin, a appelé les secours après être rentrée chez elle et avoir découvert des traces de sang qui laissaient supposer qu'une personne blessée avait été traînée vers l'extérieur. Avertie de la disparition du père de famille, la justice a mené une enquête afin de déterminer si l'homme de 34 ans a été tué. Les recherches menées par la police, notamment à l'aide de chiens pisteurs et d'un hélicoptère équipé d'une caméra infrarouge, n'ont rien donné.

Le lendemain, les analyses ont démontré que le sang découvert était bien celui du père de famille. Des analyses ont notamment démontré que les douilles retrouvées dans le château ne correspondaient pas à celles qui auraient pu être tirées par l'arme du beau-père. Des recherches dans l'étang du domaine n'ont également rien donné. La justice suppose néanmoins qu'il a été assassiné.

LeVif.be avec Belga

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